<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935</id><updated>2011-04-22T05:35:54.052+02:00</updated><title type='text'>Fier(e)s d'êtres socialistes... à l'étranger !</title><subtitle type='html'>Le Blog de ceux qui choisissent la Motion E à la FFE</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>18</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-6852642736283518343</id><published>2008-11-04T02:27:00.000+01:00</published><updated>2008-11-04T02:28:28.362+01:00</updated><title type='text'>Chères et chers camarades de la FFE,</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le Parti Socialiste français est aujourd’hui à un véritable tournant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivant à l'étranger, vous percevez mieux que quiconque l'importance que revêt le socialisme dans le monde et la nécessité d'avoir un Parti enfin en capacité de proposer une alternative crédible et ambitieuse au libéralisme en faillite. Face à la crise actuelle qui consacre l'échec flagrant d’une mondialisation financière dérégulée, les idées socialistes n'ont en effet jamais été aussi pertinentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'intervention publique coordonnée au plan international est nécessaire pour lutter contre l’écroulement du système bancaire et lutter contre la récession de l’économie réelle, nous affirmons aussi qu'elle doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international. Il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, limiter la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation, assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires, créer de nouveaux mécanismes d'évaluation avec une agence publique européenne de notation, interdire les bonus non assujettis à l'impôt sur le revenu et surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l'accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social dans de tels territoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc de système qu’il faut changer, en défendant une volonté radicale de transformation sociale. La mondialisation peut porter un progrès de civilisation. On ne peut pas, lorsque l'on est socialiste, renoncer à l'internationalisme, renoncer à équilibrer les pays riches et les pays pauvres, renoncer à la liberté de circulation. Le co-développement et l'immigration sont ainsi des sujets que nous devrons ré-aborder sincèrement. Notre économie doit beaucoup à ceux qui viennent d'ailleurs travailler dur chez nous. Socialistes, nous devons opposer à la politique sécuritaire, inefficace et immorale de Nicolas Sarkozy une vraie politique des migrations, au niveau national et européen, axée sur un principe de bon sens : pour réduire l'immigration illégale, il faut d'abord un bon système d'immigration légale. Nous sommes attachés aussi à l’idée d’une transformation de l’Organisation Mondiale du Commerce en une Organisation Mondiale du Développement, inscrivant les droits de l’homme, le droit du travail et le respect de l’environnement au plus haut des règles du commerce équitable et reconnaissant un degré de protection aux productions locales, progressif en fonction du degré de développement des pays concernés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années et singulièrement depuis 2007, les communautés françaises à l’étranger subissent le désengagement de l’Etat voulu par la droite. Nous devons le dénoncer et le combattre car il fragilise des centaines de milliers de familles. Justifier le recul patent du service public consulaire par le développement de la coopération consulaire européenne est une bien mauvaise plaisanterie lorsque l’on sait tous les progrès qu’il reste malheureusement à accomplir pour lui donner un réel contenu. Sous-traiter l’aide sociale à l’étranger au profit d’associations d’entraide à la gouvernance à tout le moins incertaine est inacceptable dans un État républicain. Enfin, fragiliser le financement et, partant de là, l’avenir même des écoles françaises en raison de la gratuité par niveau décidée sans concertation aucune par Nicolas Sarkozy est une rare injustice. Il faut clairement un État fort et actif à l’étranger. Il faut encourager et aider les communautés françaises, non les bercer par des propos démagogiques et les précariser dans les faits. C’est du renforcement du service public consulaire dont il s’agit, de l’accès à une assurance médicale minimale pour tous les Français de l’étranger et de la gratuité scolaire en fonction des revenus par un juste système de bourses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez eu raison de mener le combat des députés des Français de l’étranger depuis de longues années. Ce n’est que justice que vous puissiez désormais élire vos propres parlementaires à l’Assemblée Nationale. Malgré le travail remarquable de vos Sénateurs, le dévouement formidable sur le terrain de vos élus Conseillers à l’Assemblée des Français de l’Étranger, une représentation parlementaire unijambiste empêchait la prise en compte efficace de vos intérêts par le Parlement. Ce progrès majeur devra être suivi par un autre, qui sera la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences et de moyens sur l’action sociale, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité. Nous entendons aussi que soit généralisé le vote à distance et par Internet à toutes les élections organisées à l’étranger, y compris aux élections européennes dont la suppression dans les centres de vote en 2003 avait été un mauvais coup du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. En un mot, il est temps de donner aux Français de l’étranger, qui sont une chance pour notre pays, toute la place qui doit être la leur au sein des institutions de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers camarades, nous sommes aujourd’hui exposés à une crise profonde. Crise économique, crise écologique, mais aussi crise des valeurs de solidarité et de progrès social. Dans le monde se lève pourtant un vent de révolte contre la fatalité, contre l’injustice, en un mot contre l’inacceptable. Il est porté admirablement par Barack Obama aux Etats-Unis, dont la victoire le 4 novembre sera un évènement d’envergure planétaire. L’espoir est en marche. Parce qu’en France, nous incarnons cet espoir, parce que nous sommes fiers d’être socialistes, porteurs d’un héritage centenaire de luttes pour le progrès partagé, nous ne devons pas rater le Congrès de Reims. Les Français nous attendent. Ce Congrès doit être utile pour eux. Ne les décevons pas. Ne les désespérons pas. Ne laissons pas d’autres, loin du Parti Socialiste, incarner l’opposition à Nicolas Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La motion E permet de se doter d’un Parti renouvelé et rénové, de clarifier notre ligne politique et ainsi de rassembler les socialistes, puis les Français. L’alternance est à ce prix, à l’étranger aussi où l’action des équipes successives de la FFE a conduit la gauche à des résultats si prometteurs en 2007. Nous avons beaucoup à construire ensemble. Il est grand temps. Faisons du Congrès de Reims le début de la reconquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés socialistes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal Gérard Collomb Gaëtan Gorce Frédéric Léveillé &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-6852642736283518343?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/6852642736283518343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=6852642736283518343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/6852642736283518343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/6852642736283518343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/11/chres-et-chers-camarades-de-la-ffe.html' title='Chères et chers camarades de la FFE,'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-7341155059354142844</id><published>2008-11-04T02:16:00.001+01:00</published><updated>2008-11-04T02:18:59.123+01:00</updated><title type='text'>Lettre aux militants</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chers toutes et tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.&lt;br /&gt;Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèlement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés socialistes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-7341155059354142844?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/7341155059354142844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=7341155059354142844' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7341155059354142844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7341155059354142844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/11/lettre-aux-militants.html' title='Lettre aux militants'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-7616742826609139050</id><published>2008-11-04T02:12:00.001+01:00</published><updated>2008-11-04T02:19:30.509+01:00</updated><title type='text'>5 questions pour un congrès: les réponses de Jean-Louis Bianco</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;1. Que vous inspire la crise financière actuelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit à court terme et l'absence de toute régulation sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les racines du mal sont profondes et durables. La finance de marché a contourné les normes Bâle II (qui imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit) et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital. Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables. Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette crise est une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle même. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7% des transactions monétaires de la planète est un monde de fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous devons donc avoir le courage politique de changer un système financier perverti. Comme l'a rappelé à de nombreuses reprises Ségolène Royal, rien ne serait pire que de simplement colmater les brèches et consolider ce système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers la motion E, nous affirmons qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. La mondialisation n'est pas forcément porteuse de toujours plus de malheurs, elle peut et doit provoquer un progrès de civilisation. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative car les propositions existent, notamment au niveau européen. Un certain nombre sont présentes dans notre texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Quel rôle pour le futur premier secrétaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ou la futur(e) Premier(e) secrétaire devra faire des propositions fortes, précises, crédibles sur un nouvel ordre mondial et répondant aux problèmes quotidiens des Français. Il s'agira de porter une opposition très claire face au pouvoir actuel qui défait l'impartialité de l'État sur tous les terrains. En parallèle, il ou elle devra faire de notre formation politique un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Quel fonctionnement pour le PS demain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force du PS tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il nous faut donc de nouvelles formes de militantisme, et des conventions thématiques dans chaque région ou département. Notre formation devra être plus à l'écoute des territoires, des militants, des élus locaux. Les élections locales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes. Nous devons donc donner plus de poids aux intelligences territoriales mais également reprendre notre place sur le terrain, dans les mouvements sociaux, et travailler largement avec les milieux universitaires, économiques, associatifs, syndicaux et avec l'ensemble des citoyens. Enfin, le Parti devra être en capacité de rassembler sur des bases claires et être audible. Cela passe par une opposition conforme aux valeurs fondamentales des socialistes, avec un projet crédible et ambitieux, et avec des réponses concrètes données aux Français. Il faut défendre une volonté radicale de transformation sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Quelles relations envisager avec le MoDem ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre motion est parfaitement claire, d'abord un parti de masse, et la stratégie d'Épinay. Elle consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche. Nous n'avons donc pas de divergence avec les autres motions sur ce point. Mais arrêtons l'hypocrisie : dans toutes les motions, il y a des élus qui ont fait alliance avec le MoDem. Nous savons tous que le PS ne peut pas toujours l'emporter seul. Ainsi, nous voulons être cohérents entre nos idées et nos actes. Après avoir rassemblé la gauche, nous devrons discuter avec l'extrême gauche qui devra alors se positionner clairement sur ses motivations. De la même manière, nous devrons discuter avec tous les démocrates (dont les candidats du MoDem) sur la base de notre projet et autour de nos propositions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Citez trois propositions concrètes de votre motion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise que nous connaissons est multiple, nos réponses doivent donc répondre à plusieurs problématiques liées entre elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être très concret, je pense important d'évoquer le problème du rapport entre le travail et le capital. La crise du travail en France est bien présente. Par rapport aux autres pays européens, les salariés français sont moins satisfaits de leur situation. Sur ce point, nous proposons de réformer la composition des conseils d'administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actualité illustre aussi la nécessité pour notre économie de permettre la création d'emplois durables, la soutenabilité de nos comptes publics, la préservation de notre modèle social et la compétitivité de nos entreprises. Proposition très concrète là encore, la conditionnalité des aides qui doivent être subordonnées à la prise de risque, à la création d'emplois non précaires, à la non délocalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour faire d'urgence l'excellence environnementale, nous souhaitons créer un fonds "après pétrole"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(notamment en taxant l'industrie pétrolière) avec deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois propositions ne sont présentes que dans notre texte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-7616742826609139050?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/7616742826609139050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=7616742826609139050' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7616742826609139050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7616742826609139050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/11/5-questions-pour-un-congrs-les-rponses.html' title='5 questions pour un congrès: les réponses de Jean-Louis Bianco'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-1772631762001845622</id><published>2008-10-21T17:47:00.001+02:00</published><updated>2008-10-21T17:48:24.017+02:00</updated><title type='text'>REIMS MODE D'EMPLOI</title><content type='html'>&lt;a href="http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/le-congrs-de-reims-comment-marche.html"&gt;Le Congrès de Reims, comment ça marche? Comment voter dans nos sections&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-1772631762001845622?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/1772631762001845622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=1772631762001845622' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1772631762001845622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1772631762001845622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/reims-mode-demploi.html' title='REIMS MODE D&apos;EMPLOI'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-1368290577900027314</id><published>2008-10-20T01:34:00.004+02:00</published><updated>2008-10-20T01:44:47.762+02:00</updated><title type='text'>Un choix de convictions</title><content type='html'>&lt;p&gt;Le temps des motions est le plus intéressant dans la vie du parti. C'est le temps de la réflexion, des idées et des propositions qui éclatent comme des feux d'artifice et relèguent enfin, un instant, au second plan, les inévitables rivalités de personnes. Six motions s'offrent à nous aujourd'hui, toutes belles, écrites et signées par d'éminents camarades, dont le nombre et la qualité font la richesse et l'honneur de notre parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais les signer toutes tant elles se ressemblent sur l'essentiel. Il faut cependant faire un choix; chacun se fondera pour cela sur les différences ou les plus qui emporteront sa conviction.&lt;br /&gt;Pour ma part, j'en ai retenu sept dans la motion E.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;1-Sur la crise finançière mondiale que nous traversons, la plus grave depuis 1929, &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;"De grands dangers menacent. La crise financière mondiale illustre à l'envie les risques d'une économie mondiale dérégulée, qui voit des banques provoquer le sur-endettement de millions de foyers et fermer le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises. .."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Aujourd'hui les empires financiers s'effondrent comme des châteaux de cartes..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le passage d'un capitalisme industriel à un capitalisme financier favorise l'émergence de crises d'un genre nouveau, extrêmement violentes et pouvant frapper par contagion tous les pays du monde. Premier exemple en date, la crise des subprimes... ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans ce contexte, il faut s'inquiéter du rôle croissant opéré par les nouveaux acteurs financiers ( fonds de pensions, hedge founds) dont l'unique objet est de réaliser des plus-values boursières de court terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ceux-là même qui refusaient toute intervention publique réclament aujourd'hui la socialisation des pertes que leur aveuglement a entraînées. Les contribuables, déjà victimes des faillites bancaires, sont donc contraints de payer une deuxième fois pour éponger des dettes dont ils ne sont en rien responsables" .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques extraits de la motion E méritaient d'être cités car ils constituent un diagnostic précis de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, viennent les pistes d' avenir:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mise en place de dispositifs ( notamment fiscaux) qui orientent l'épargne nationale vers l'investissement productif"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une reglementation plus stricte des rémunérations des traders et des dirigeants bancaires"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un nouveau Bretton Woods, donnant tout son rôle au FMI et imposant des réglementations prudentielles dont le monde a besoin"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Interdire aux fonds spéculatifs d'engager plus d'argent que ne le permettent leurs réserves ( cette interdiction existant déjà pour les banques).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Confier le contrôle des institutions financières européennes à la B.C.E"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Lutter contre les paradis fiscaux et le blanchiment d'argent sale par une politique répressive".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule la motion E, avec un grand sens de l'anticipation, a traité cette question de la crise financière mondiale, historique, avec autant de gravité, de clarté et de pertinence. Les autres l'ont à peine abordée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà des motions et du renouvellement de nos instances, qui ne voit que le PS tient là le sujet qui doit être sa véritable affaire, sa grande ambition: face à l' echec du capitalisme financier sauvage, offrir un autre systéme économique financier, humain, de gauche?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;2- un nouveau regard sur l'immigration &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;- un systéme sécurisé d'aller et retour avec visa permanent. ( pour le travail temporaire, saisonnier, en France);&lt;br /&gt;- Faciliter les procédures de recrutement;&lt;br /&gt;- Etre un pays attractif pour les étudiants étrangers;&lt;br /&gt;- Régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans papiers;&lt;br /&gt;- Une politique de co-développement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;3- La lutte contre les discriminations qu'elles soient fondées sur le sexe, la couleur de la peau, l'origine, l'orientation sexuelle; discriminations dans l'accés à l'emploi, au logement, ou à la fonction politique. &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;4- Reconnaître la diversité comme une chance pour la France. Aucune autre motion n'a prononcé le mot. &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;5- Faire confiance aux élus locaux &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;6- Faire du PS un parti décentralisé en le faisant fonctionner de façon ascendante et en donnant plus de responsabilité s aux fédérations car le PS n'est pas seulement la rue de Solférino. &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;7- Faire du PS, enfin un parti d'adhérents, nombreux et respectés, ( avec la généralisation de la primo-adhésion à 20 euros) à l'instar des partis fréres du Royaume-Uni et de l'Allemangne, au lieu d'un parti réservé à une élite, voire à un "cercle de pensées" &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, je vote et appelle à voter pour la motion E.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hassan BAHSOUN&lt;br /&gt;Secrétaire de Section PS&lt;br /&gt;Conseiller à l'AFE&lt;br /&gt;DAKAR. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-1368290577900027314?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/1368290577900027314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=1368290577900027314' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1368290577900027314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1368290577900027314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/un-choix-davenir.html' title='Un choix de convictions'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-5537180515124463224</id><published>2008-10-15T17:54:00.000+02:00</published><updated>2008-10-15T17:56:09.353+02:00</updated><title type='text'>La bourse repart... et après ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chers camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre Président a eu beau, avec quelques autres puissants de ce monde, nous concocter en urgence une solution des plus onéreuses afin de rassurer les marchés – faisant ainsi un pied de nez des plus ironiques à l’ultralibéralisme dont ils se revendiquaient – le constat de départ reste le même : les crises financières s'enchaînent et s'accélèrent, avec comme point commun une spéculation excessive et débridée, déconnectant de fait la bourse et l'économie mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de tomber dans le protectionnisme ou l’anti-libre-é changiste d'autres contributions, la motion E avait mis le doigt sur le problème et avancé des solutions réalistes avant même l'éclatement de la crise : son point 1. 2. "Mettons fin à la dérive spéculative des marchés financiers" exigeait ainsi « la mise en place de nouvelles régulations » ainsi qu’une « réorientation de l’épargne nationale vers l’investissement productif ». Il était également proposé de mettre en œuvre une « réglementation beaucoup plus stricte des rémunérations des traders et des dirigeants bancaires », bien avant la récupération opportuniste d’un certain Nicolas S. Il s’agissait par ailleurs de « confier le contrôle des institutions financières européennes à la Banque centrale européenne » et bien évidemment d’accentuer la « lutte contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soutiens de la Motion E au sein de la FFE, nous allons aujourd’hui beaucoup plus loin et proposons un plan d'action détaillé en 10 points :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Simplifier la lecture des marchés financiers, en mettant en place un système d’homologation des produits échangés : à l’origine, les produits dérivés, qu’ils s’agisse d’options d’achat ou de vente, de contrats à terme (forwards / futures) ou d’échanges de taux, devises ou matières premières (swaps), avaient une utilité économique, consistant à couvrir les entreprises et établissements financiers contre un risque de fluctuation d’un sous-jacent donné. Aujourd’hui, comme l’a encore montré l’affaire Kerviel début 2008, les acteurs des marchés financiers eux-mêmes sont parfois dépassés par leur propre stratégie, aidés en cela par des contrôleurs de « middle-office » insuffisamment formés et par trop admiratifs de leurs collègues traders, mais aussi par des dirigeants leur faisant une confiance aveugle et à la mesure de leurs profits. Cette mesure permettra sans nul doute un contrôle plus aisé des montages toujours plus exotiques élaborés dans les plus grandes salles de marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Exiger plus de transparence de la part des fonds alternatifs d’investissements (ou « hedge funds ») et empêcher la déconsolidation des créances douteuses des bilans bancaires par voie de « titrisation » : là encore, une pratique qui se voulait à la base utile pour l’économie, en mutualisant les crédits à risque des banques au sein de structures externes dont les titres étaient ouvertement des « investissements pourris » (junk bonds, en anglais), a perdu sa fonction première et finalement permis aux établissements de crédit de prendre toujours plus d’engagements en dépassant leurs réserves obligatoires. Il faudra donc faire la lumière sur ces montages et ne plus permettre autant d’excès ; il faudra également contraindre ces fonds d’investissement de plus en plus innovants à se conformer à la réglementation prudentielle conçue pour les établissements financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Mieux encadrer les différents acteurs, à commencer par les agences de notation privées (telles Standard &amp;amp; Poor’s, Moody’s ou bien encore Fitch IBCA). Ces dernières sont en effet parmi les premières responsables de la récente crise de liquidité, se permettant de maintenir une notation très saine (de type AAA, Aaa, etc.) à des structures de titrisation à haut risque, ainsi qu’aux établissements détenant des titres pourris comme les créances américaines sur crédits immobiliers à risque, dits « subprimes ». En maintenant leur confiance à des banques d’investissement prestigieuses comme Lehman Brothers, les agences de notation ont failli à leur mission et précipité les premières faillites, en entraînant d’autres par propagation du risque systémique. Il faudra donc les contraindre à justifier régulièrement leurs choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Moraliser le métier, en limitant les salaires et primes des différents opérateurs de marché, en légiférant sur les primes de départ (ou « golden parachutes ») des dirigeants des grands établissements financiers et en revalorisant les métiers de contrôle du middle-office.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Relever les ratios prudentiels (de liquidité, solvabilité ou division des risques) imposés aux établissements de crédit par la Banque de France. Ces derniers ont été réformés à l’échelle internationale par le Comité de Bâle, mais dans les faits le niveau de fonds propres (ou réserves) exigé est resté sensiblement le même que par le passé, c'est-à-dire à environ 8% des actifs pondérés (prenant en compte les volume et risque des engagements en crédit et en titres d’investissement, et considérant le risque opérationnel de la banque en question). Les renationalisations récentes vont augmenter ces ratios, mais toutes les banques n’auront pas recours aux aides ou investissements de l’Etat et devront donc être renforcées en parallèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Réformer les normes comptables : là encore, une harmonisation internationale a déjà été lancée il y a quelques années, particulièrement au niveau des banques, qui sont déjà toutes tenues de se conformer aux normes IAS et IFRS. Ces normes, d’inspiration anglo-saxonnes, privilégient la comptabilisation des actifs en valeur de marché, ce qui a pour effet pervers de pousser à provisionner les pertes futures lorsque celles-ci deviennent plus probables, c'est-à-dire lorsque la banque est déjà en difficulté. Il faudra donc penser à inverser la logique de couverture des risques, en encourageant à mettre de l’argent de côté au plus haut des profits et en allégeant les contraintes en la matière en période de déficits ou en prévision de pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Renforcer le rôle du commissaire aux comptes. En France, chaque établissement de crédit est contrôlé par deux « CAC » ou auditeurs externes pour un mandat stable de 6 ans. Il s’agit généralement de grands cabinets d’audit, risquant leur réputation pour tout défaut d’alerte en cas de détection de fraude. Les commissaires aux comptes sont déjà tenus de faire un rapport sur le contrôle interne de l’établissement en question, mais leurs équipes n’ont généralement pas assez de temps et sont insuffisamment formés – en ayant fait partie, je peux juger sur pièce ! – pour contrôler des opérations de marché toujours plus complexes. Il faudra donc accroître leurs moyens et légiférer afin d’exiger la rédaction d’un rapport spécial du commissaire aux comptes sur les activités de marché des établissements financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Réorienter les financements des banques vers les investissements productifs et les PME. En effet, il est aujourd’hui parfois plus aisé, et surtout plus rentable, de placer ses liquidités sur les marchés que de prêter à des particuliers ou à des entreprises, particulièrement en période de ralentissement économique, alors que les taux d’intérêts sont bas et que les établissements de crédit devraient assumer leur fonction première de financement. Cibler en priorité les PME, éventuellement avec des ratios contraignants d’engagements, permettrait par ailleurs de mieux mutualiser les risques et de réduire le poids du capital dans l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Inventer un nouveau cadre réglementaire à l’international. L’Union européenne se doit de donner l’exemple, en mettant en place une politique économique digne de ce nom, voire en créant un fonds d’intervention et une autorité de supervision des marchés pour la zone euro, qui pourrait reprendre progressivement les prérogatives des autorités nationales et des banques centrales pour encadrer les établissements de crédits implantés dans plusieurs Etats-membres. Par ailleurs, profitons de la présence d’un de nos illustres camarades à la tête du FMI pour enfin effectuer son aggiornamento et renforcer ses objectifs et moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Lancer le chantier d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne, voire internationale. Il faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud ! Les acteurs des marchés financiers se rendent compte par eux-mêmes de leur vulnérabilité et des abus commis par leurs confrères. La spéculation à court terme doit être découragée et compensée par des actions réparatrices, après avoir causé autant de dégâts sur les marchés agricoles et engendré des émeutes de la faim en Afrique et en Asie. Il y a là une fenêtre d’opportunité extraordinaire pour remettre à l’ordre du jour une taxe de type Tobin, qui permettrait de financer le développement, par exemple par l’intermédiaire de la Banque mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les porteurs de la motion E ne se contentent pas de diagnostics et de polémiques ; ils proposent et agissent en utilisant toutes les énergies et expertises citoyennes, et ce dans le respect de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés socialistes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baptiste Ast (Section de Bruxelles, Motion E) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-5537180515124463224?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/5537180515124463224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=5537180515124463224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/5537180515124463224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/5537180515124463224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/la-bourse-repart-et-aprs.html' title='La bourse repart... et après ?'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-8863766111656549910</id><published>2008-10-12T20:27:00.001+02:00</published><updated>2008-10-12T20:30:20.300+02:00</updated><title type='text'>Je voudrais vous dire...</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Chères et chers camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais vous dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire tout d’abord que, quelle que soit la motion de votre choix, vous aurez toujours droit à mon respect. Respect pour la majorité des idées contenues dans cette motion. Respect pour le travail militant que cela représente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire également que, quelles que soient les motions qui l’emporteront à Reims, je me ferai un devoir de contribuer de mon mieux à leur mise en œuvre. Parce que je suis membre d’un parti et que je respecte le choix de ses militants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire aussi que, pour autant qu’ils ne font pas du seul vote triennal des camarades réunis en Congrès et du Parti les seuls outils de leur carrière professionnelle, j’ai beaucoup d’admiration pour nos dirigeants, à tous les niveaux, du plus modeste au plus élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire en fin que, pour ce qui me concerne, c’est dans la motion E que j’ai trouvé le plus de motivations pour poursuivre mon engagement. Non pas que les autres ne contiennent pas de nombreux principes et projets que je partage ! Mais parce que c’est dans la motion E que je retrouve le regroupement le plus complet de ceux auxquels j’adhère qui feront de la France, demain, un pays ouvert sur et au monde, apprécié et, parfois, de nouveau envié dans le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et notamment la volonté : &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;d’inventer un socialisme de notre temps, qui entend le monde avant de lui parler, qui transforme sans détruire, respectueux de la personne et de l’avenir de la planète, défenseur des plus faibles, innovateur économique, initiateur d’un monde plus juste et en paix ;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;qui ne se résigne jamais devant les injustices ;    &lt;/li&gt;&lt;li&gt;de faire du PS un parti de masse, démocratique et populaire, qui use de la pratique participative et des consultations publiques, qui consulte et écoute toute la gauche, la fédère aussi largement que possible, renoue avec les moins favorisés, respecte les décisions prises démocratiquement, fonctionne de manière ascendante et sait aussi décentraliser, avec pour ambition de rendre la société plus humaine ;  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;de réformer les relations et pratiques commerciales internationales par l’introduction d’une hiérarchie des normes internationales permettant le respect par tous de règles sociales et environnementales et par la promotion de l’autosuffisance alimentaire partout dans le monde ;   &lt;/li&gt;&lt;li&gt;de repenser l’Europe en consultant ses citoyens, en relançant le dialogue social et en accélérant sa construction dans deux domaines plébiscités par ses peuples : la diplomatie et la défense ;   &lt;/li&gt;&lt;li&gt;de réformer nos institutions en respectant les principes fondateurs de notre République, à savoir : la continuité, l’égalité et la neutralité des services publics, la liberté des médias et l’indépendance de la justice, le respect absolu de la laïcité et des droits de tous les citoyens ;   &lt;/li&gt;&lt;li&gt;d’inventer pour notre pays une nouvelle économie de pointe, fondée sur la recherche, l’excellence environnementale, la culture et les créateurs dans tous les domaines, l’intelligence et les productions à forte valeur ajoutée permettant une redistribution équitable au profit de ceux qui la produisent et des plus démunis, notamment par une remise à niveau des systèmes de sécurité sociale, de retraite, de mixité sociale. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;Bien amicalement à toutes et tous.&lt;br /&gt;Jacques GERARD - Isolé - France&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-8863766111656549910?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/8863766111656549910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=8863766111656549910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8863766111656549910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8863766111656549910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/je-voudrais-vous-dire.html' title='Je voudrais vous dire...'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-7257685790584193524</id><published>2008-10-12T19:22:00.004+02:00</published><updated>2008-10-12T20:45:57.887+02:00</updated><title type='text'>Crise financière, Gauche et Mondialisation: le Discours d’Athènes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chères amies, chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention à Athènes, le 2 octobre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mondialisation et crise financière&lt;/strong&gt;, voilà les deux thèmes que j’ai abordés et sur lesquels j’ai pu rappeler ma position. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En ces temps si difficiles de crise mondiale, l'urgence est à l'action de toutes les gauches européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJFt_JOu9I/AAAAAAAAAAo/6dliaK5Wl2k/s1600-h/Sego+Athenes.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256340371441368018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJFt_JOu9I/AAAAAAAAAAo/6dliaK5Wl2k/s320/Sego+Athenes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://espoiragauche.blogspot.com/2008/09/discours-dathnes-crise-financire-gauche.html"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Lire le Discours d'Athènes dans son intégralité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-7257685790584193524?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/7257685790584193524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=7257685790584193524' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7257685790584193524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/7257685790584193524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/la-gauche-et-la-mondialisation.html' title='Crise financière, Gauche et Mondialisation: le Discours d’Athènes'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJFt_JOu9I/AAAAAAAAAAo/6dliaK5Wl2k/s72-c/Sego+Athenes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-5467112791321272342</id><published>2008-10-12T19:17:00.001+02:00</published><updated>2008-10-12T21:35:24.178+02:00</updated><title type='text'>Un nouveau modèle économique ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Si on regarde ce qui s’est passé au cours des 20 dernières années, on a vu d’abord l’effondrement de &lt;strong&gt;l’économie collectiviste&lt;/strong&gt; à la fin des années 80. Puis, un essoufflement de &lt;strong&gt;l’économie social-démocrate&lt;/strong&gt;. Ce qui s’explique par le fait qu’un Etat seul n’a plus les moyens d’exercer une influence sur les marchés, en raison de la mondialisation. Et, nous le constatons aujourd’hui, plus que jamais. Enfin nous assistons à la crise du &lt;strong&gt;libéralisme financier&lt;/strong&gt;, et quelle crise ! Et d’ailleurs, nous n’avons pas fini, malheureusement, d’en subir les conséquences.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui donc, aucun des 3 systèmes n’est en mesure de relever le défi de la période qui s’annonce. Il nous faut donc inventer un nouveau système, une nouvelle économie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quels pourraient être, alors, les contours de cette nouvelle économie ? La motion E en trace quelques pistes :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;1) Redonner à l’entreprise son vrai sens qui est de répondre aux besoins de la population en produisant des biens et des services&lt;/strong&gt; et non pas en spéculant sur les marchés financiers. Il faut mettre fin à la dérive spéculative de ces marchés en les encadrant fortement. Cela passe nécessairement par une intervention publique. Celle-ci doit être plus supranationale que nationale. Européenne bien évidemment, mais aussi mondiale avec notamment le FMI.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ex :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Interdire à tous les organismes financiers et non seulement aux banques de prêter au-delà de leurs réserves,&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Confier à la BCE le contrôle de toutes les institutions financières, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;En finir avec les paradis fiscaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;2) Faire des PME le fer de lance d’un monde économique nouveau en s’appuyant sur leur capacité innovatrice.&lt;/strong&gt; La gauche a toujours eu un problème avec les entreprises, même avec les petites. Nous devons changer notre façon de voir, nous devons soutenir et encourager les PME. Ce sont elles qui créent les emplois et non les grandes entreprises (Ex récent : Renault). Nous devons les aider à grandir, et à innover. Nous devons être aux côtés des créateurs d’entreprises comme le sont actuellement les Régions.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ex :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;une banque publique pour aider les PME à innover,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;un soutien public à l’économie sociale,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;une subordination des aides à la création d’emplois en France.3) &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mettre l’innovation au service du monde économique nouveau pour 2 raisons : assurer le développement et le progrès humain,affronter la compétition internationale, notamment des pays émergents. Pour ce faire, il faudra engager un formidable effort sur l’enseignement supérieur et la recherche. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ex :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Donner une vraie priorité budgétaire à la recherche publique, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Faciliter la création d’entreprises par les chercheurs, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Intégrer les grandes écoles à l’Université.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;4) Faire de l’excellence environnementale le cœur de la nouvelle activité économique.&lt;/strong&gt; Dans ce domaine, notre motion retient 3 types d’action prioritaires : &lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Préparer dès maintenant l’après-pétrole, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Réduire notre consommation d’énergie, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Modifier notre rapport à l’espace pour limiter les déplacements des personnes et des marchandises.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;Ex :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Créer un fonds « « après-pétrole » pour encourager les énergies alternatives qui sera financé par les profits des grands groupes énergétiques, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Diversifier les sources d’énergie destinées à la production d’électricité, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Développer les éco-technologies, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lancer un grand projet d’isolation des bâtiments, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Taxer les productions de gaz carbonique, &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Eviter l’étalement urbain, Favoriser les circuits courts producteurs-consommateurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Voici de façon résumée des grandes lignes du projet de nouveau modèle économique porté par la motion E au Congrès socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicole Fondeneige (Bruxelles)&lt;br /&gt;(résumé écrit avec la complicité de Marc Parnaudeau , économiste, professeur d'université)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-5467112791321272342?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/5467112791321272342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=5467112791321272342' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/5467112791321272342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/5467112791321272342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/un-nouveau-modle-conomique.html' title='Un nouveau modèle économique ?'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-1375387718364362766</id><published>2008-10-12T19:16:00.000+02:00</published><updated>2008-10-12T21:14:29.291+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJMPqhnJ7I/AAAAAAAAABI/BPHFbi_ga60/s1600-h/DSCN1114.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256347547091806130" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJMPqhnJ7I/AAAAAAAAABI/BPHFbi_ga60/s200/DSCN1114.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJLuuxy92I/AAAAAAAAABA/wglRTK6Qv7Y/s1600-h/DSCN1112.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256346981297747810" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJLuuxy92I/AAAAAAAAABA/wglRTK6Qv7Y/s200/DSCN1112.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJKgNEz-TI/AAAAAAAAAAw/tCgv2DO_Pog/s1600-h/DSCN1112.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-1375387718364362766?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/1375387718364362766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=1375387718364362766' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1375387718364362766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1375387718364362766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/blog-post.html' title=''/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SPJMPqhnJ7I/AAAAAAAAABI/BPHFbi_ga60/s72-c/DSCN1114.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-1375186380258885657</id><published>2008-10-12T19:15:00.000+02:00</published><updated>2008-10-12T20:03:07.697+02:00</updated><title type='text'>Je signe la motion E, pour apporter tout mon soutien au PS !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je signe la motion E pour les mêmes raisons qui m’ont fait adhérer au PS l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, début mai 2007. Parce qu’alors, il fallait  apporter tout notre soutien au PS et à la candidate de tout le PS, Ségolène Royal.   Avant, lors des élections, j’ai pratiquement toujours été abstentionniste.  J’ai quitté la France en 1993 et je n’avais entendu parler de Ségolène Royal que de très loin.  En 2006 et 2007, je n'ai  pas supporté la manière dont  les « éléphants » l’ont critiqué avec mauvaise foi, l’ont moqué sans vergogne, l’ont tourné au ridicule sans scrupules …  Et tout cela, pourquoi ?  Pour conserver leurs chances intactes pour 2012 !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu m'identifier à Ségolène Royal, car j'ai vécu certaines choses qu'on lui a fait subir : les femmes sont toujours beaucoup plus observées que les hommes et nous n'avons aucun droit à l'erreur, ni aux enfants malades, d'ailleurs.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle est née à Dakar.  Elle a vécu aussi plusieurs années en Martinique : c’est la seule qui parle vraiment de l'immigration, qui sache expliquer clairement que l’immigration est un des problèmes principaux de la société française Je me souviens d'une phrase,  pendant sa campagne,  disant que la France a contribué à mettre l'Afrique dans l’Etat où elle se trouve aujourd’hui.  Il faudrait  que nous nous penchions sérieusement sur les problèmes de ce continent, pendant qu’il en est encore temps. En 2007, de nombreux Français originaires d’Afrique ont appelé  à voter Ségolène.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, j'ajouterai que,  pour tous ceux qui affirment que Ségolène Royal n'avait pas de programme en 2007, l 'aggiornamento est douloureux. Car il est un fait que, aujourd’hui,  tout le monde recycle des éléments-clés de son programme à cette époque : penser l'après-pétrole, sortir de la logique d'assistance, déconcentrer l'économie, sublimer le métissage, renouveler les élites dirigeantes... Même les plus hostiles arrivent de moins en moins à le nier. Et c’est grâce à Ségolène Royal que la démocratie participative a de plus en plus de partisans.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, je ne supporte pas tous ces « ténors » qui ne peuvent s’empêcher d’envoyer des vacheries sur leurs camarades dès qu’il y a un micro et ou une caméra autour d’eux.  Cela, ce n’est pas ni l’union, ni la gauche,  ni le socialisme.  C’est pour me battre contre cela et pour apporter tout mon soutien au PS, que je vais voter pour la Motion E.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Anna Guèye - La Haye&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-1375186380258885657?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/1375186380258885657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=1375186380258885657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1375186380258885657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1375186380258885657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/je-signe-la-motion-e-pour-apporter-tout.html' title='Je signe la motion E, pour apporter tout mon soutien au PS !'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-564866380737113059</id><published>2008-10-08T03:42:00.001+02:00</published><updated>2008-10-08T03:43:42.221+02:00</updated><title type='text'>Réussir le Congrès de Reims</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chères et chers camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne pour le Congrès de Reims est ouverte depuis le Conseil National du 23 septembre dernier. Les 21 contributions nationales présentées le 2 juillet se sont fondues dans 6 motions d’orientation, sur lesquelles les adhérents du Parti Socialiste seront appelés à se prononcer le 6 novembre prochain. J’ai choisi d’apporter mon soutien et ma signature à la motion «L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes», dont Gérard Collomb est le premier signataire. Cette motion résulte de la fusion des quatre contributions initiales de Gérard Collomb, Ségolène Royal, Gaëtan Gorce et Frédéric Léveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite ici expliquer les raisons de mon choix.Cette motion, sans doute n’y aurais-je pas contribué si je n’avais pas vécu de l’intérieur, comme responsable fédéral, le délabrement progressif et accablant du Parti Socialiste ces dernières années. Elle se fonde sur un constat cruel : l’esprit collectif qui fut si longtemps notre force, notre marque et notre fierté s’est perdu à force d’arrangements de court terme, de cacophonie savamment entretenue, de bal des égos et de synthèses politiques invertébrées. C’est peu dire que le courage politique a souvent manqué. La clarté aussi. Le Parti Socialiste est devenu inaudible. Cela fait longtemps qu’il ne travaille plus. Longtemps aussi qu’il n’écoute plus la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout débat dans le Parti est désormais associé à un enjeu de pouvoir, encourageant systématiquement la tactique au détriment du fond. Les sujets qui divisent sont prestement évacués et les petites différences artificiellement gonflées. Voilà plus de dix ans que n’a plus été réunie la moindre Convention Nationale ! Là où, sur le fond des politiques, il aurait fallu maintes fois foncer, prendre des risques, jouer la saine confrontation de nos idées, il ne fut question que de temporiser. Un an et demi ont passé depuis la défaite à l’élection présidentielle et la rénovation, la vraie, n’a toujours pas commencé. Car il n’y pas de rénovation qui vaille si, comme au printemps dernier, il est tout simplement dénié aux militants le droit de valider leurs propres amendements par le vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà comment, prisonnier de ses errements, englué dans le non-dit, le Parti Socialiste n’a pas vu l’évolution récente du monde. Voilà pourquoi il campe sur une vision datée de la société, passant à côté de toutes les inégalités nouvelles que les scrutins ont pourtant mis en lumière et présentant de fait des propositions régulièrement décalées par rapport aux attentes des Français. Le Parti Socialiste est frileux. Rien ou presque sur le vieillissement de la population, la crise écologique, la financiarisation de l’économie ou l’avenir énergétique. Autant de sujets majeurs sur lesquels, pourtant, les Français nous attendent depuis longtemps et désespèrent de notre silence, au risque d’identifier François Bayrou et Olivier Besancenot comme la véritable opposition dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me serais pas engagé derrière un texte qui ne soit ni réformiste, ni européen, ni fidèle aux valeurs du socialisme. Ce triptyque est ma boussole politique depuis toujours. Le réformisme, la volonté européenne, l’idéal socialiste, je les ai trouvés dans la motion «L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes». Parce que nous les y avons inscrits. Cette motion est le fruit d’un travail participatif, assis sur plus de 2000 contributions militantes préparées depuis le mois de mai. Signataires, nous n’en sommes pas les zélateurs passifs, mais les co-auteurs. C’est la force de la démocratie participative, cette méthode qui doit être développée au cœur du Parti Socialiste, à mesure qu’il s’ouvrira pour devenir le véritable reflet de la société française. Il faut associer en permanence les militants et les sympathisants à la réflexion du Parti. J’applaudis à la proposition de donner un droit d’interpellation et d’amendement aux associations et aux syndicats dans la phase préparatoire de nos Conventions et Congrès. Comme l’écrit la motion, à lui tout seul, le Parti Socialiste ne peut prétendre détenir toutes les réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut un Parti largement décentralisé, qui donne aux Fédérations le pouvoir d’animer les débats et de faire des propositions, qui deviendront celles du PS tout entier. C’est un pari sur l’intelligence, la responsabilité et l’engagement de chacun. Un Parti moderne, c’est un Parti qui vit, qui partage, qui propose au plus près des faits. Un Parti moderne, c’est aussi un Parti qui écoute sa base et qui, plus encore, sait la respecter. Plus jamais nous ne devrons revivre une saga telle celle, l’été dernier, des députés des Français de l’étranger, proposition issue des rangs de la FFE, reprise des années durant par les projets socialistes successifs et pourtant écartée en catimini par la direction du Parti Socialiste à la veille d’un vote essentiel au Parlement. Tout cela pour voir finalement, mobilisation de la FFE aidant, notre premier responsable national reconnaître l’erreur et exprimer ses regrets devant la Convention Fédérale quelques semaines après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’inscris dans le travail participatif qui conduit la motion à faire des propositions précises en matière de retraites, d’imposition, de pouvoir d’achat, d’environnement, de citoyenneté et de laïcité. Oui, par exemple, à l’unification des régimes de retraites sur la base de la réforme conduite en Suède. Oui à un autre calcul de la croissance, qui prenne en compte les dégâts du capitalisme sur le patrimoine écologique. Non à la privatisation d’EDF et d’Areva et oui à une taxe sur les profits de Total, qui finance un fonds « après pétrole », servant à subventionner le déploiement des énergies renouvelables et les transports publics propres. Oui à la suppression du paquet fiscal de Nicolas Sarkozy, dont le produit serait réparti entre la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l’augmentation du budget de la recherche et la baisse de la dette. Oui, aussi, à la suppression des niches fiscales, qui conduira à réduire les taux d’imposition pour tous les Français. Oui, enfin, à un service national civique obligatoire pour tous les jeunes au service des initiatives collectives à mener dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’ayons pas peur de frapper fort. Lutter contre Nicolas Sarkozy, c’est condamner la paupérisation voulue du service public télévisuel consécutive à la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévision et les millions d’Euros ainsi garantis aux amis Bouygues, Bolloré, Lagardère et autres. Alors proclamons que la défense de la liberté des médias est une cause nationale et que tout groupe privé, quel qu’il soit, dès lors qu’il vit de la commande publique, ne pourra détenir plus de 25% dans les grands médias. C’est un enjeu majeur dans la vie démocratique. Je m’arrête là. Ecouter la société, faire vivre la démocratie militante, formuler des propositions courageuses, voilà ce qui me conduit à soutenir la motion «L’espoir à gauche, fier(e) d’être socialistes ». Puissent ces propositions faire leur chemin dans le débat et contribuer ainsi au texte final du Congrès de Reims. Car l’échange qui s’engage doit être constructif, sincère et toujours, toujours amical. Il ne doit y avoir aucune exclusive. Je salue les amis qui font un autre choix que le mien. Au-delà de ce Congrès, si nous avons la volonté collective de le réussir, c’est ensemble que nous remettrons le Parti Socialiste au travail, en situation de s’opposer à Nicolas Sarkozy et de gagner en 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nous tous de relever ce défi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sincères amitiés socialistes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre-Yves Le Borgn’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__._,_.___ &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-564866380737113059?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/564866380737113059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=564866380737113059' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/564866380737113059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/564866380737113059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/russir-le-congrs-de-reims.html' title='Réussir le Congrès de Reims'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-3040124641127889826</id><published>2008-10-08T03:36:00.002+02:00</published><updated>2008-10-08T03:38:27.971+02:00</updated><title type='text'>E comme... Eradiquer l'abstentionnisme?</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je signe la motion « E » pour les mêmes raisons qui font que j'ai adhéré au PS le vendredi précédant le 2nd tour de la présidentielle lorsque j'ai compris qu'elle perdait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;J'ai pratiquement toujours été abstentionniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant quitté la France en 1993, je n’avais que très vaguement entendu parler de Ségolène Royal, ce qui fait que je crois que mon regard est plutôt "objectif" :  je n'ai pas supporté la manière dont les media l'ont traitée et surtout je n'ai pas supporté que les éléphants aient préféré la faire perdre afin de garder leurs chances intactes en 2012 : (i) nous nous souvenons tous comment Laurent Fabius à réussi à inverser la tendance en une seule question lors des législatives (ii) ils auraient eu les ministères les plus importants, ce qui permet de servir notre pays me semble-t-il.  Ces messieurs ont fait ce choix alors qu'ils savaient parfaitement ce que la présidence Sarkozy allait faire pour les plus faibles de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu m'identifier à elle, car j'ai vécu certaines choses qu'on lui a fait subir : les femmes sont toujours beaucoup plus scrutées que les hommes et nous n'avons aucun droit à l'erreur (ni aux enfants malades, d'ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je l'ai écoutée, et non elle est loin d'être idiote, on n'arrive pas à ce niveau en étant idiote. Oui, elle s'exprime mal, mais cela se soigne. F. Mitterrand s'était bien fait faire raboter les incisives !&lt;br /&gt;Je dirai aussi qu'étant noire, c'est la seule qui parle vraiment de l'immigration, qui dit que c'est le problème principal de la société française et je me souviens d'une phrase pendant la campagne qui disait que la France ayant contribuée à mettre l'Afrique dans cet état, il faudrait peut être que nous nous penchions sérieusement sur les problèmes de ce continent (j'avais même envoyé l'article a toutes mes connaissances d'origine africaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai d’ailleurs pas été la seule à avoir le même réflexe : l’appel des Français originaires d’Afrique à voter Ségolène Royal : &lt;a href="http://www.afrik.com/article11650.html" target="_blank" rel="nofollow"&gt;http://www.afrik. com/article11650 .html&lt;/a&gt;). Nos voix ne sont pas acquises de fait à la gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, j'ajouterai que pour tous ceux qui sont persuadés que Ségolène Royal n'avait pas de programme, l'aggiornamento est douloureux. Car il est un fait que tout le monde recycle des éléments-clés de son programme de 2007 : penser l'après-pétrole, sortir de la logique d'assistance, déconcentrer l'économie, sublimer le métissage, renouveler les élites dirigeantes. .. accumulation que même les plus hostiles arrivent de moins en moins à nier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces personnes qui présentent une motion ont un ego surdimensionné , sinon, comment pourraient-elle se mettre en avant et mettre en avant les idées de leurs équipes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, je ne supporte pas tous ces ténors qui ne peuvent s’empêcher d’envoyer des vacheries sur leurs camarades dès qu’il y a un micro et/ou une caméra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous avions un autre président, je serais restée abstentionniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cordialement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna Guèye - La Haye&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-3040124641127889826?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/3040124641127889826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=3040124641127889826' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/3040124641127889826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/3040124641127889826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/e-comme-eradiquer-labstentionnisme.html' title='E comme... Eradiquer l&apos;abstentionnisme?'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-8474558015594373130</id><published>2008-10-06T20:21:00.001+02:00</published><updated>2008-10-06T20:22:45.277+02:00</updated><title type='text'>"donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chers camarades,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je n’ai signé aucune contribution générale car aucune ne me satisfaisait complètement. &lt;br /&gt;Apres lecture des motions qui sont proposées à nos votes, j’ai décidé de soutenir la motion E, présentée par Gérard Collomb. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’estime que les femmes et les hommes qui la soutiennent représentent bien le renouvellement dont notre parti a besoin et j’ai été intéressé, sans vouloir pour le moment entrer dans les détails, par les propositions de cette motion sur la fiscalité, les propositions en faveur des PME et du numérique, et surtout la stratégie proposée pour ouvrir notre parti et en faire un parti de masse.  Je suis aussi particulièrement sensible aux propositions d’attribuer des dotations plus importantes aux fédérations « pour leur permettre d’animer le parti dans de meilleures conditions » et surtout de « donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires, à l’image de ce qui s’est passé pendant la campagne présidentielle ».  Etant membre du BF pendant la campagne, j’ai pu apprécier que cela nous avait rendus plus efficaces et j’ai confiance que, si notre fédération en a les moyens, elle saura bien se développer et s’améliorer et pourra, en retour, enrichir le parti de ses expériences. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Certains de mes camarades et amis me disent vouloir voter pour telle ou telle motion&lt;br /&gt;pour soutenir un (e) candidat(e) ou même par rejet de la tête de liste d’une autre motion. C’est une stratégie tout à fait respectable. Que cela n’empêche personne cependant de lire les motions d’orientation pour pouvoir prendre sa décision en toute connaissance de cause.  N’étant moi-même pas convaincu par les candidat(e)s déclarés ou supposés au poste de secrétaire national, il m’a été plus facile de choisir la motion avec laquelle je me sens le plus en phase.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Jean-Luc Wasse&lt;br /&gt;Section du Kenya &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-8474558015594373130?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/8474558015594373130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=8474558015594373130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8474558015594373130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8474558015594373130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/donner-aux-fdrations-les-moyens.html' title='&quot;donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires&quot;'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-1096964046815133584</id><published>2008-10-05T23:00:00.000+02:00</published><updated>2008-10-06T20:25:18.493+02:00</updated><title type='text'>E comme... Elle : Samia Ghali !</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SOkdpU8krfI/AAAAAAAAAAg/QEixKx-MWrk/s1600-h/Samia+Ghali.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253763036139007474" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SOkdpU8krfI/AAAAAAAAAAg/QEixKx-MWrk/s320/Samia+Ghali.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; "Je préfère arrêter la politique &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;plutôt que renier ce que je suis et d'où je viens."&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des quartiers nord de Marseille au Sénat, les combats de la "petite Samia Ghali"&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;LE MONDE 18.09.08 13h21 • Mis à jour le 18.09.08 20h57&lt;br /&gt;MARSEILLE CORRESPONDANT&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Salle des mariages de la mairie de Barbentane (Bouches-du-Rhône). En campagne dans une commune dirigée par la droite, face à une quinzaine de grands électeurs, Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général, présente sa liste : une élue communiste en deuxième position, puis un maire socialiste et, en quatrième place, avec de bonnes chances d'entrer au Sénat, "ma petite Samia Ghali". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le chemin parcouru par cette mère de quatre enfants depuis les cités des quartiers nord de Marseille jusqu'aux marches du Sénat compte deux grands combats. Celui que Samia Ghali, 40 ans, a mené, dans les années 1980, contre "le fléau de la drogue", et son ascension au PS, dont elle a poussé la porte il y a vingt-cinq ans. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle parle de sa jeunesse comme d'un élément fondateur de son engagement, ce qui lui permet de "garder les pieds sur terre". Elevée par ses grands-parents, dans une très nombreuse famille de Berbères des Aurès, elle grandit à Bassens, cité pauvre de Marseille, en bordure de la voie ferrée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"De l'autre côté, il y avait le pré de Marius et la ferme où on allait chercher du lait." Sa madeleine de Proust est aussi sa première révolte. Onze enfants de Bassens sont morts écrasés par un train avant que la cité ne soit isolée des rails. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A Campagne Lévêque, dans la barre d'immeuble où sa famille s'installe, Samia Ghali découvre les dégâts de la consommation d'héroïne. "J'ai vu des mères souffrir de cette sale époque. La police, à laquelle elles demandaient de l'aide, leur rétorquait : "Ça fait rien, ils se tuent entre eux, ça en fera moins." Ces mots-là, je les garderai toujours dans ma tête." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"SOUFFRANCE" &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A l'invitation d'une professeure de français qui loue sa vivacité et son caractère revendicatif, la jeune femme adhère à la section socialiste du 15e arrondissement. "Je suis entrée en politique car j'avais le sentiment que les élus ne pourraient jamais comprendre les souffrances dont j'étais le témoin tous les jours." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec Patrick Mennucci, figure de la fédération socialiste, elle aide à reconstruire le PS dans ce fief communiste sur lequel déferle la vague du Front national. Elle entre dans une mutuelle de la galaxie socialiste, puis devient permanente de la fédération, avant d'être recrutée comme agent territorial au conseil régional. "Le PS, analyse-t-elle, ça a été des moments très sympas, mais aussi d'autres très durs, où j'ai pleuré." Samia Ghali n'est pas une héritière en politique, elle encaisse les coups, fait le dos rond durant ses traversées du désert. Fière de ne jamais mâcher ses mots face à de vieilles barbes locales, même lorsqu'il faut faire l'inventaire politique de Gaston Defferre qui, dit-elle, "n'est pas pour rien dans la fracture Nord-Sud de Marseille". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tous les échelons sont gravis : conseillère d'arrondissement du maire (PCF) du 8e secteur, Guy Hermier, en 1995, conseillère municipale en 2001, vice-présidente du conseil régional en 2004. En mars, Jean-Noël Guérini crée la surprise : Samia Ghali sera sa première adjointe, en cas de victoire contre Jean-Claude Gaudin. "Il m'a choisie plus pour mon travail que pour mon appartenance. Il m'a vue grandir, évoluer." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Depuis le fauteuil de maire du 8e secteur (96 000 habitants), elle continue à sillonner ces quartiers qu'elle connaît bien, un jour à la rencontre d'un campement de gens du voyage, le lendemain à houspiller un bailleur social pour rétablir le chauffage dans un immeuble. Toujours avec la même pugnacité : "Je préfère arrêter la politique plutôt que renier ce que je suis et d'où je viens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc Leroux&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 19.09.08 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-1096964046815133584?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/1096964046815133584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=1096964046815133584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1096964046815133584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/1096964046815133584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/e-comme-elle-samia-ghali.html' title='E comme... Elle : Samia Ghali !'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vvitOGf6oZg/SOkdpU8krfI/AAAAAAAAAAg/QEixKx-MWrk/s72-c/Samia+Ghali.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-2762383385616980338</id><published>2008-10-05T21:45:00.000+02:00</published><updated>2008-10-05T21:49:49.741+02:00</updated><title type='text'>Le 6 novembre: un choix d'avenir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Chère et cher camarade,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 novembre nous allons faire un choix, un choix d'avenir.&lt;br /&gt;Il décidera des orientations du Parti Socialiste et de son futur pour rénover, reconstruire à gauche dans le rassemblement et l'espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce choix, celui de la motion E, nous voulons le partager avec le plus grand nombre : avant tout, c'est un choix collectif.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;« L’espoir à gauche, fiers d’être socialistes »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Portée par Gérard Collomb et Ségolène Royal, mais aussi et surtout, par plus de 8000 militants, femmes et hommes, qui ont signé les contributions  "Combattre et proposer" (Ségolène Royal), "La Ligne claire" (collectif), "Aux militants"  (Gaëtan Gorce) et "Unité et refondation(s)" (Frédéric Léveillé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi choisir la motion E ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;§         &lt;strong&gt;E comme Equipe&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La motion E, c’est d’abord une équipe rassemblée autour de ses convictions socialistes.&lt;br /&gt;Une équipe appréciée et reconnue qui réunit des personnalités d'expérience comme Jean-Louis Bianco ou Yvette Roudy, des élus porteurs de projets, audacieux et prometteurs, comme Gérard Collomb, Michèle Delaunay, Manuel Valls, Ségolène Royal, Hélène Mandroux, Jean-Noël Guérini, Vincent Peillon, des jeunes comme Aurélie Filippetti, Delphine Batho, Najat Belkacem, Guillaume Garot et aussi tant d'autres militants déterminés à construire le Parti Socialiste de demain, où le débat démocratique aura toute sa place, où les décisions collectives seront respectées. Fort de ses réussites locales et régionales, piliers de la réussite nationale, le Parti Socialiste doit devenir le pivot de la gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Engagement&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La motion E encourage l'engagement citoyen. La démocratie participative, déjà largement développée par nos élus dans les territoires, est un véritable antidote au populisme. Elle confirme le socialisme et la démocratie dans leur rôle historique de formation et d’émancipation.  Elle restaure à chacun une part de pouvoir politique en donnant la parole à ceux qui ne l'ont jamais. Nous mettrons en œuvre nos engagements en matière de limitation du cumul des mandats, de parité hommes/femmes et de diversité d’origine de nos représentants et candidats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§          &lt;strong&gt;E comme Ethique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre parti se doit de montrer l’exemple, modèle de d’élaboration collective mettant en oeuvre les meilleures pratiques de transparence, de gestion publique et de communication. Seule l’application de nos programmes nous permettra de gagner en crédibilité. La motion E propose de veiller à prohiber toute intervention du garde des Sceaux dans les dossiers judiciaires et à enfin donner aux étrangers non communautaires présents en France depuis cinq ans le droit de vote aux élections locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Egales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La motion E milite pour une règle paritaire applicable dans toutes les instances nationales et fédérales. Elle veut favoriser la mise en place d'une société harmonieuse où chacun (femme et homme) aura sa place à égalité : en politique comme dans la vie professionnelle, dans la société, dans la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Ecologie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’enjeu écologique est le levier d’un développement différent que la France et l'Europe doivent promouvoir et soutenir. L'Etat doit soutenir la recherche et toutes les initiatives destinées à répondre à l'urgence climatique, à rééquilibrer les échanges Nord-Sud, à impulser un développement respectueux de notre environnement et des générations futures.&lt;br /&gt;La motion E propose  la création d’un fonds « après-pétrole » financé par une taxe sur les compagnies pétrolières, avec comme objectifs la subvention des installations en énergie renouvelable, le financement des transports alternatifs propres, l'utilisation de nouveaux matériaux, la rénovation thermique des bâtiments, etc ….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Economie solidaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui à l’innovation ! Oui à l’économie sociale et solidaire ! Non à l’économie de rente ! L’urgence économique nous appelle à lutter contre la dérive spéculative par une régulation renforcée des institutions financières et des fonds d’investissement. Le financement de notre économie, de nos emplois, de nos logements, de nos retraites, est une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains des spéculateurs !&lt;br /&gt;Entre autres mesures, la motion E propose la création d’une banque publique pour accompagner le développement des PME et le soutien à l’économie sociale et solidaire. Les aides publiques doivent favoriser la création nette d’emplois et lutter contre la précarité du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Efficacité de l’impôt&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’impôt est l’instrument essentiel de la solidarité. Il faudra mener en France une révolution fiscale pour rendre l’impôt plus juste. La motion E propose en particulier la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG en un impôt progressif. Elle propose aussi de supprimer les niches fiscales dont celles créées par le paquet fiscal.&lt;br /&gt;Enfin, nous militons pour un rééquilibrage entre prélèvements sur le travail et sur le capital pour que les entreprises qui augmentent les salaires et créent des emplois paient moins de charges que celles qui refusent de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Egalité devant la retraite&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La retraite, c’est le patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine !  Notre Parti doit se battre pour garantir le système par répartition !&lt;br /&gt;La motion E propose que la gauche milite pour un système « par points » -  à cotisations égales, retraites égales -  dans lequel chaque cotisant disposera d’un compte personnel sur lequel il accumulera des droits en fonction de ses cotisations.  Ce système offre l’avantage que les salariés ne perdent rien, lorsqu’ils changent de statut. Par exemple, tous ceux qui travaillent quelques années à l’étranger pourraient continuer à gagner des droits à retraite, de la même façon que s’ils travaillaient dans l’Hexagone. Cette possibilité n’est offerte pour l’instant qu’à quelques expatriés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§       &lt;strong&gt; E comme Education&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation !&lt;br /&gt;Elle est au cœur du projet socialiste !  De la crèche au doctorat, en passant par les lycées professionnels, les classes artistiques ou sportives, la formation permanente et professionnelle. L'éducation pour toute la société et tout au long de la vie demeure une priorité socialiste.&lt;br /&gt;La motion E propose un service public de la petite enfance, la définition d’une norme d’élèves par classe, la revalorisation du statut de chercheur, et la création d’un capital de formation personnel, qui accompagne le salarié tout au long de sa vie active.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§        &lt;strong&gt;E comme Europe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction de l’Union Européenne est un beau projet, socialiste et social démocrate, gâché par des concessions entamant le projet politique pour la cause unique du marché commun.&lt;br /&gt;Engagée dans son approfondissement, la motion E propose de travailler en priorité à l’adoption d’une directive qui protège les services publics des règles communes de la concurrence.&lt;br /&gt;Elle propose une Europe des grands projets, capable de faire face aux défis industriels, énergétiques et écologiques, de promouvoir les idées de régulation économique et financière ainsi qu'un standard social optimal face au libéralisme dominant dans les politiques européennes. Pour défendre un projet de gauche en Europe, il nous faut renforcer les liens entre partis socialistes et sociaux démocrates de l’Union Européenne, nos partenaires du PSE et développer un réseau de militants européens, seul à même de mener la campagne commune qui permettra à la gauche de reprendre en mains les affaires de l'Europe.&lt;br /&gt;Rendons aux citoyens la confiance dans cette aventure unique, la  seule qui puisse nous rendre forts dans le contexte de mondialisation.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§       &lt;strong&gt;Enfin, E comme ESPOIR !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Redonner ESPOIR à gauche, aux millions de Français qui souffrent, en France et à l’étranger, mais aussi à tous ceux qui, partout, croient en la France solidaire, qui accueille, protège, aide, émancipe. &lt;strong&gt;Affirmer notre fierté d’être SOCIALISTES, voilà ce qui nous donne envie de voter, le 6 Novembre, pour la motion E.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;"L'heure de nous-mêmes a sonné" disait Aimé Césaire. Plus nous serons nombreux à voter pour la motion E, plus forte sera la capacité du Parti Socialiste à porter haut nos valeurs de solidarité, de laïcité, de  liberté, d’égalité, de fraternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signataires : Baptiste Ast (Bruxelles), Valérie Battaglia (Belgrade), Celestin Bernet (Bruxelles), Sandrine Bertin (Bruxelles), Guillaume Bertrand (Montréal), Francine Bougeon-Maassen (Bruxelles), Martine Cabanne (Bruxelles), Jean-Daniel Chaoui (Madagascar), Peter ERHARDY (Stockholm), Joëlle Féral (Bulgarie), Nicole Fondeneige (Bruxelles), Annie Fratoni (Thailande), François Gault (Varsovie), Florence Gérard (Bruxelles), Jacques Gérard (Paris), Cecilia Gondard (Bruxelles), Anna Gueye (la Haye), Suzanne Haim  (Costa Rica), André Hodebert (Montréal), Joël Lebret (Paris), Thierry LEBRUN (Belgrade), Axelle Lemaire (Londres), Hélène Le Moing (la Haye), Nicole Le Floc'h – Just (Casablanca), Sophie Masson-Belaidi  (Bruxelles), Stéphane Menant (Luxembourg), Corinne Narassiguin (New York), Emmanuel Petel (Bruxelles), Anita Petersheim (Luxembourg), Fabrice Romans (Luxembourg), Marie-Claire Simon (Bruxelles), Beatrice Thomas (Bruxelles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Adresse mail : &lt;a href="mailto:espoiragauche@yahoo.fr"&gt;espoiragauche@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lien de téléchargement de la motion  E : &lt;a href="http://www.fiersdetresocialistes.org/"&gt;http://www.fiersdetresocialistes.org/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-2762383385616980338?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/2762383385616980338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=2762383385616980338' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/2762383385616980338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/2762383385616980338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/le-6-novembre-un-choix-davenir.html' title='Le 6 novembre: un choix d&apos;avenir'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-8663980862418442228</id><published>2008-10-01T17:37:00.001+02:00</published><updated>2008-10-21T17:39:36.049+02:00</updated><title type='text'>Le Congrès de Reims, comment ça marche?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chère amie, cher ami,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tu le sais, le Parti socialiste prépare en ce moment son Congrès national, qui se tiendra à Reims du 14 au 16 novembre.&lt;br /&gt;Tous les militants du parti sont invités à se prononcer sur les six motions qui ont été déposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce vote se tiendra le jeudi 6 novembre dans toutes les sections, de 17 heures à 22 heures.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as adhéré dans un formidable espoir de renouveau pour notre pays, pour la gauche et pour notre parti. Tu peux encore relancer l’espoir et la fierté d’être socialiste en votant pour la motion E conduite par Ségolène Royal, Gérard Collomb et une nouvelle équipe. Cette dernière changera en profondeur le Parti socialiste, son fonctionnement, sa relation aux citoyens, sa façon de faire de la politique, son lien avec le mouvement social. Oui, demain le Parti socialiste peut ressembler à France que nous voulons construire, diverse, ouverte et respectueuse de chaque militant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un rendez-vous important pour la vie démocratique de notre parti et pour son avenir. Il est donc fondamental que toutes celles et tous ceux qui sont adhérents se rendent aux urnes pour participer à la définition des orientations que prendra le Parti socialiste pour les trois prochaines années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un certain nombre de militants nous ont demandé le « mode d’emploi » du Congrès.&lt;/strong&gt; Nous sommes donc heureux de te rappeler &lt;strong&gt;ci-dessous les règles du vote en section.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Listes électorales&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les adhérents inscrits au Parti socialiste avant le 31 mars 2008, peuvent voter, à condition d’être à jour de leurs cotisations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu as adhéré après le 31 mars 2006 et que tu n’as pas payé ta cotisation pour 2007 et 2008, tu peux te mettre à jour en réglant le jour même du vote, le 6 novembre 2008 (même s’il est préférable de régler tes cotisations au préalable auprès du trésorier de ta section).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple : Tu as adhéré au Parti socialiste le 7 avril 2006. Tu n’as pas réglé ta cotisation en 2007 et 2008. Tu peux tout de même voter, en te présentant avec le règlement des deux années de cotisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu ne sais pas si tu es inscrit sur la liste électorale de ta section ou si tu as d’autres questions, n’hésite pas à contacter le secrétaire de ta section pour vérifier ton statut ET à envoyer un email à informations.congres@gmail.com. Nous te mettrons en relation avec les responsables de ta région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous te conseillons de vérifier ta présence sur les listes sous 48 heures. En cas de problème, merci de nous faire remonter l’information au plus vite en précisant ta section, ta fédération et l’année de ta dernière adhésion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu n’es pas inscrit au préalable, tu ne pourras pas voter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jour du vote&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vote aura lieu de 17 heures à 22 heures dans toutes les sections, sans exception. Il se fait à bulletin secret. Tu dois mettre un seul bulletin dans l’enveloppe.&lt;br /&gt;Aucune procuration ne sera possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dépouillement et résultats&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sections dépouillent les bulletins à partir de 22 heures et envoient le résultat à leur fédération. Les fédérations doivent envoyer leurs résultats au niveau national avant minuit. Les résultats nationaux seront connus dans la nuit du 6 au 7 novembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en proportion de ses résultats que chaque motion envoie des délégués au congrès fédéral, puis au Congrès de Reims.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi en fonction des résultats de ces votes que seront élus les membres du Conseil national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez vous donc nombreux aux urnes le 6 novembre ! C’est important pour les socialistes ; c’est encore plus important pour notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés socialistes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe de la motion E&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;présentée par Gérard Collomb, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, Robert Navarro, David Assouline, Patrick Mennucci, Hélène Mandroux, Samia Ghali, Pascal Terrasse, Julien Dray, Yvette Roudy, Eric Andrieux, Alda Péreira Lemaître, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Ségolène Royal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.fiersdetresocialistes.org&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-8663980862418442228?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/8663980862418442228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=8663980862418442228' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8663980862418442228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/8663980862418442228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/10/le-congrs-de-reims-comment-marche.html' title='Le Congrès de Reims, comment ça marche?'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4871455829201607935.post-396186698362459761</id><published>2008-09-02T20:22:00.000+02:00</published><updated>2008-10-12T20:24:49.997+02:00</updated><title type='text'>Discours d'Athènes: Crise financière, Gauche et Mondialisation</title><content type='html'>« Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,&lt;br /&gt;Monsieur le Président du PASOK, cher George Papandreou,&lt;br /&gt;Messieurs et Madame les Ministres,&lt;br /&gt;Monsieur l’ancien Premier ministre,&lt;br /&gt;Mesdames et Messieurs les députes,&lt;br /&gt;Mesdames et Messieurs, Chers amis, Chers camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis très heureuse d’être à Athènes et je remercie Monsieur Christos Lambrakis pour son invitation au Megaron, cette extraordinaire réalisation culturelle,&lt;br /&gt;Merci à Monsieur Manos pour son accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n’aurait imaginé, au moment ou vous avez fixé le thème de cette conférence, sa brûlante actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite attirer votre attention pour commencer sur deux images tirées de l’actualité, deux images qui sont comme un symptôme du monde dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mai 2008 : images d’émeutes dans les rues de Dakar, de Ouagadougou, de Bombay, de Djakarta. Des magasins sont pris d’assaut. Le sang coule parfois. Ce que l’Occident avait rejeté dans les tréfonds de sa mémoire collective refait surface : les grandes disettes sont de retour, des centaines de millions de gens meurent de faim. Et avec elles le déchaînement de violence, les bateaux de la misère qui tentent désespérément de rallier les côtes européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Septembre 2008. Une image imprimée dans nos esprits, celle des salariés de Lehman Brother, la tête dans les mains. Des empires financiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. La récession menace. Ceux qui se croyaient orgueilleusement à l’abri sentent le vent du boulet : la faillite généralisée guette, comme une réaction en chaîne désormais incontrôlable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux images, deux réalités, un même monde, une même cause : un libéralisme qui nous met tous, à l’échelle du monde, en danger. L'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et a la proposition d’un autre système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1971, 18 milliards de dollars étaient échangés chaque jour. Aujourd’hui, ce sont près de 1 800 milliards de dollars qui circulent quotidiennement sur les marchés financiers. 1800 milliards de dollars : presque neuf fois la dette de tous les pays africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mouvements de capitaux ne correspondent bien souvent qu’à des engagements de très court terme : il ne s’agit pas d’investissement dans des projets industriels, mais de placements purement spéculatifs. L’argent circule, l’argent va vite, entraînant le monde dans une spirale vertigineuse, une course au profit immédiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la sphère financière s’est affranchie de l’économie réelle. Et je ne crois pas qu’il s’agisse d’une perversion du système, comme si nous ne faisions face qu’à un simple dysfonctionnement accidentel, ponctuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitalisme libéral porte en lui la menace de sa propre destruction, comme une tare originelle : livrés à eux-mêmes, les pulsions du capitalisme deviennent folles. Puisque j’ai le plaisir d’être invitée à Athènes, vous me permettrez donc d’oser une comparaison entre le capitalisme libéral et l’attelage ailé que décrit Platon dans un de ses dialogues, Phèdre : sans la raison pour le brider, le maîtriser et le guider, le capitalisme est entraîné dans la course folle de ce que les Grecs anciens appelaient l’hybris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La boucle était vertueuse nous disait-on. La finance devait servir l’économie réelle : ouvrez les marchés, le capital ira là où sont les bonnes idées, là où sont les bons projets, là où sont les bons investissements. Et vous verrez nous disait-on encore : un capital plus libre, c’est une économie plus forte, donc des sociétés plus prospères, donc des citoyens plus heureux. La boucle était bouclée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est l’inverse qui s’est produit : aujourd’hui, la finance ne sert qu’elle-même ; et une partie de l’économie n’est pas tournée vers le développement mais vers le profit pour le profit.&lt;br /&gt;Le bon ordre des choses c’est : la finance au service de l’économie et non d’elle-même et l’économie au service du développement humain (bien être) et durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui le désordre détruit tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je me suis engagé en politique, au Parti socialiste , conseillère de François Mitterrand, membre du Parlement pendant vingt ans, trois fois ministre, présidente de Région, puis désignée par mon parti comme candidate à l’élection présidentielle, ce n’est pas pour dire : « Il n’y a rien à faire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je suis là pour vous dire qu’un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. Rien ne serait pire qu’un colmatage de la crise qui conduirait de fait à la consolidation d’un système perverti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, j’en suis convaincue, il n’est pas trop tard : soit la mondialisation est porteuse de toujours plus de malheurs. C’est possible, l’actualité nous le prouve chaque jour un peu plus. Soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C’est possible aussi. C’est la volonté politique qui arbitrera cette alternative. Cela dépendra de notre volonté politique, de celle des socialistes, de tous les démocrates, de toutes les femmes et les hommes de progrès et de justice à l’échelle du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de la gauche, c’est encore et toujours une lutte pour l’émancipation. Son combat, c’est donner à chacun la possibilité de redevenir maître de lui même et de son destin. Son combat, c’est la démocratie réelle et pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces valeurs doivent être mises au service d’un nouveau projet de vie, adapté au monde tel qu’il est. Voilà la gauche que le monde attend avec impatience : une gauche qui bâtisse de nouvelles sécurités collectives pour permettre à tous, individus et Etats, de vivre en paix et dignement. Le chemin sera long. Mais n’en doutons pas, n’hésitons pas : l’avenir est de notre côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contexte de cette conférence est celui de trois défaites : la défaite du système financier, la défaite de la mondialisation et la soi-disant défaite idéologique de la gauche. Pour organiser la réponse de la gauche à ces trois défaites, je vois trois principes pouvant servir à bâtir un monde à la fois plus juste et plus sûr : le besoin du politique, le besoin de la règle et enfin le besoin du contrôle démocratique. Ce sera l’objet de cette conférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec de la mondialisation financière&lt;br /&gt;Il y eut le Mexique en 1994. Puis la Russie en 1997. Le Sud-ouest asiatique en 1998. Et puis le cataclysme des subprimes. Et à chaque fois le monde qui retient son souffle, laissant en suspens des questions lancinantes : « Comment en est-on arrivé là ? », « Où allons-nous » ? A chaque fois aussi, la résolution de changer. Et en fin de compte à chaque fois, une nouvelle inertie coupable au fur et à mesure que le souvenir de la crise s’estompe et que l’excitation de l’argent fou prend le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces crises ont toujours eu des causes spécifiques. Crise de change liée à des déficits abyssaux dans le cas du Mexique et de l’Asie du Sud Est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Défaut d’un grand fonds spéculatif en Russie. Crise bancaire dans le cas des subprimes. Mais par delà ces singularités, on voit toujours le même processus à l’œuvre : celui d’un capitalisme financier ultra-mondialisé affranchi de toute règle. C’est un capitalisme qui a trouvé dans les nouvelles technologies et l’internet le milieu qui lui manquait pour donner la pleine puissance de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons un instant sur la crise des subprimes. La radiographie du cataclysme montre un enchaînement implacable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, la mise en échec de toutes les règles prudentielles, notamment celles mises en œuvre par le Comité de Bâle et la Banque des règlements internationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi que le rappelait récemment l’économiste français Daniel Cohen, la règle du comité de Bâle impose aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit. La finance de marché a contourne cette règle et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d’endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n’ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d’autant moins qu’ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette crise est également une preuve de l’échec de la régulation de la finance par elle même. Les agences de notation n’ont pas fait le travail qui aurait du être le leur. Elles ont systématiquement sous-estimé les risques, continuant à noter triple A des institutions contaminées par des créances douteuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, cette crise montre l’agressivité de l’économie financiarisée pour l’économie réelle, qui produit de la valeur ajoutée. On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyers dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, il est temps enfin d’ouvrir les yeux et d’agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre : cela n’est pas acceptable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, certaines convictions économiques sont devenues des dogmes : le Consensus de Washington en est la preuve absolue. Au début des années 1990, un cénacle d’économistes libéraux de la Banque mondiale et du FMI a considéré que le voie du développement passait par la récitation d’un mantra : pour créer de la croissance, il fallait attirer les capitaux ; pour attirer les capitaux, il fallait créer les conditions de la stabilité financière ; pour stabiliser des économies en proie à l’inflation, il fallait résorber tous les déficits, mener des politiques de rigueur et réduire la part de l’Etat à la portion congrue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libéralisation, déréglementation, ajustement structurel : combien de pays africains et latino américains ont ainsi été soumis à une thérapie de choc qui les a laissés exsangue?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup pensaient par exemple que la libéralisation du commerce et des marchés financiers suffirait à créer les conditions d’une augmentation générale et équitablement répartie du niveau de vie. Il n’en a rien été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prendrai un seul exemple, celui de l’abaissement des taxes douanières. Aujourd’hui, dans la plupart des pays en voie de développement, on constate que la libéralisation du commerce n’a pas entraîné de hausse des échanges. La raison en est simple : s’il n’y a pas de ports, ou s’il n’y a pas de routes pour amener les produits aux ports, s’il n’y a pas d’équipements, il est tout simplement impossible d’exporter. Les barrières douanières ne sont rien en comparaison des barrières structurelles qui maintiennent les pays en voie de développement à l’écart des bénéfices de la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bien sûr, la mondialisation a plusieurs dimensions, politiques, culturelles, environnementales, économiques. Pourtant, force est de reconnaître que seule a prévalu jusqu’ici la dimension économique de la mondialisation. Et pire que cela, c’est une mondialisation libérale, sans régulation économique, qui s’est imposée, au prix de la crise que nous traversons aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la raison pour laquelle je parle sans détour d’un échec de la mondialisation libérale. Cet échec, il est à la fois :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- dans les têtes : en 2007, 74% des Français jugent la mondialisation « inquiétante » pour les salariés ce qui rend plus difficile la responsabilité que nous avons d’ouvrir nos pays vers les autres pour empêcher les règles nationalistes ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- dans les faits. Les pays riches se sont enrichis ; les pays les plus pauvres se sont appauvris ; et à l’intérieur des pays riches eux-mêmes, les classes moyennes se sont fragilisées. Regardez l’Europe : dans tous les pays les classes moyennes estiment que leur situation se dégrade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déficit démocratique de la mondialisation&lt;br /&gt;Oui, la mondialisation libérale a échoué. Et la principale raison de cet échec réside d’abord dans le déficit démocratique de la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par déficit démocratique, j’entends l’absence de prééminence donnée à des règles librement consenties par des citoyens libres d’exprimer ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais prendre un exemple, celui de la propriété intellectuelle et de l’accès aux médicaments génériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est bien entendu de la plus grande importance de reconnaître et de garantir la propriété intellectuelle des chercheurs, des écrivains et des créateurs. Mais cette reconnaissance doit être équilibrée, c’est-à-dire qu’elle doit prendre en compte les droits des bénéficiaires des innovations. Or, trop souvent, des situations de monopole sont créées par des droits de propriété intellectuelle trop forts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas des médicaments génériques est frappant. Une propriété intellectuelle très stricte a été établie dans ce domaine lors des accords de l’Uruguay round de 1994. En conséquence, les prix de ces médicaments ont beaucoup augmenté et beaucoup de pays en voie de développement n’ont pas pu acheter de médicaments contre le sida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, rappelle que la valeur d’une année de médicaments contre le sida aux Etats-Unis est d’environ 10000 dollars, alors que cela coûte environ 300 dollars pour les produire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cause du régime de propriété intellectuelle, il est devenu interdit aux fabricants africains de les produire et de les vendre moins cher. 10000 dollars pour des pays dont beaucoup d’habitants vivent avec moins de 500 dollars par an : cette équation sans solution est un exemple tragique de l’échec de la mondialisation. Elle a placé les valeurs économiques, en l’occurrence les profits des entreprises pharmaceutiques, au-dessus d’autres valeurs fondamentales, au-dessus même de la valeur de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se dévoile bien alors ce qui est, selon moi, la raison principale de l’échec de la mondialisation et la raison de son asymétrie : son déficit démocratique. Celui-ci s’observe ne serait-ce que dans l’attribution des droits de vote dans les institutions internationales. En principe, une personne = un droit de vote. Mais au FMI et à la Banque mondiale, les droits de vote sont proportionnels à la richesse du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulignons aussi que les représentants des pays industrialisés ont tendance à défendre, non pas l’ensemble des citoyens de leurs pays, mais des groupes d’intérêts particuliers. Il faut rappeler que ceux qui, au FMI, prennent les décisions qui affectent le plus les politiques économiques des pays en voie de développement, sont les ministres des finances et les gouverneurs de Banques centrales. Ceux-ci ne se soucient pas d’emploi, ni de croissance, mais d’inflation – car quand l’inflation augmente, la valeur des bons du trésor diminue. Ils défendent ainsi plus les intérêts des détenteurs de ces bons que ceux de la société dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décisions qui ont le plus affecté le cours de la mondialisation ces vingt dernières années n’ont ainsi presque jamais été le résultat d’un processus démocratique. Pourtant, chaque fois qu’un débat démocratique a été instauré sur des questions déterminantes pour l’économie mondialisée, les citoyens ont fait preuve d’une très haute conscience de l’intérêt général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur toute une série de sujets fondamentaux pour nos sociétés et pour nos existences personnelles, la même carence démocratique de la mondialisation a donc produit les mêmes conséquences désastreuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe français Jean-Pierre Dupuis, parlant de l’écologie, nous exhorte à pratiquer un catastrophisme éclairé. Il rejoint Hans Jonas, dont le principe responsabilité est arrimé à une « heuristique de la peur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face aux conséquences dramatiques de la mondialisation libérale, nous devons nous aussi être des alarmistes éclairés et rationnels : non pas pour rester dans l’inaction, comme frappés par la gorgone ; mais bien plutôt pour agir, agir différemment, agir avec à l’esprit l’intérêt des citoyens et des peuples de cette planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il sauver le système ou le changer ?&lt;br /&gt;Dans ces conditions, c’est bien la question de la défaite idéologique du capitalisme financier qui est posée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La droite libérale a insisté ces dernières années sur la prétendue défaite idéologique de la gauche. Et puis j’ai assisté stupéfaite à un revirement qui, en quelques semaines, à mis à mal, vingt-cinq ans de capitalisme libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise financière entraîne avec elle des millions de petits épargnants. Elle jette à la rue non seulement des millions de petits propriétaires mais aussi les plus grands établissements bancaires. Alors, paniqués, les ennemis de l’Etat l’appellent à leur secours. Les ultralibéraux retournent leur veste. Et le gouvernement Bush se déclare prêt à injecter en quelques heures 700 milliards de dollars - soit trente fois l’aide publique au développement - qui étaient introuvables, il y a quelques semaines, pour mettre fin aux émeutes de la faim. Soulagement de ceux qui ont entraîné le système dans le mur : leur fortune est faite et ils ne paieront pas les pots cassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que je voudrais poser ce soir est la suivante : fallait-il intervenir et sauver les banques menacées de faillites ?&lt;br /&gt;Cette question n’est pas posée à la légère. Nous faisons face en effet à un dilemme dont il faut mesurer toute la portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Soit nous renflouons les banques coupables d’un aveuglement sans mesure et c’est tout un système pervers que nous sauvons. Car alors, le système saura que les Etats et derrière eux les contribuables sont là comme un ultime rempart. Et c’est l’irresponsabilité que nous encouragerons alors, avec des citoyens doublement victimes : victimes des agissements de banques qui les plongent dans le surendettement ; victimes d’un accroissement insupportable de la pression fiscale ou de la diminution de certaines dépenses publiques ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Soit nous refusons cet aléa de moralité – ce moral hazard comme on dit en anglais – et c’est alors un risque pour toutes nos économies. La peur peut s’emparer des marchés avec une violence que nous n’avons encore jamais vue, les banques refuser de se prêter entre elles ; et s’effondrer, les entreprises s’assécher faute de financement.&lt;br /&gt;Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l’intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous devons faire face à l’urgence et pour cela n’avons pas d’autre choix que de mettre en place une action internationale coordonnée. L’Union européenne doit se doter d’une véritable politique financière commune. Il nous faut la création d’un fonds d’intervention commun aux membres de la zone euro : car les sauvetages de Fortis ou de Dexia nous montrent qu’il s’agit de banques intervenant sur plusieurs pays européen.&lt;br /&gt;Mais cette intervention doit être conditionnée : il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, limiter la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation ; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires ; il faut créer de nouveaux mécanismes d’évaluation, avec une agence publique européenne de notation ; il faut également interdire les bonus non assujettis à l’impôt sur le revenu ; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l’accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social dans de tels paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi le rôle du FMI qu’il faut revoir profondément. Aujourd’hui, le Fonds ne dispose pratiquement d’aucun moyen d’action. Ses ressources financières sont limitées et il ne peut guère jouer le rôle de prêteur en dernier ressort au niveau international.&lt;br /&gt;Je ne voudrais pas revenir sur le débat qui, au moment de la conférence de Bretton Woods en 1944, opposa John Meynard Keynes et le secrétaire américain au Trésor Harry White. Keynes souhaitait que le FMI soit une véritable banque centrale mondiale, disposant d’un pouvoir de création monétaire lui permettant, en cas de besoin, de refinancer les banques centrales nationales. Il n’obtint pas gain de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible que les idées de Keynes reviennent à l’ordre du jour. En tout état de cause, le Fmi doit disposer d’une assise financière beaucoup plus large et devenir le gendarme international des bourses et des banques : c’est lui qui doit être responsable de l’élaboration des nouvelles normes ; c’est lui qui doit être également en charge de leur bonne application. Et donc on en revient a sa composition plus démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers une mondialisation politique&lt;br /&gt;La crise financière actuelle montre que depuis le début, ce sont les tenants de l’affirmation du rôle de la politique publique, du besoin de régulation, de droits et de devoirs, du principe de justice sans lesquels la confiance est rompue, qui avaient raison. Alors il est temps pour nous de relever la tête, avec un impératif catégorique : démocratiser la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop longtemps, la mondialisation s’est réduite à sa dimension économique, reléguant les valeurs culturelle, intellectuelle, environnementale et sociales. C'est-à-dire l’affirmation de l’action politique pour en définir le contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc temps de réaliser, à côté, et je dirais même au-dessus de la mondialisation économique, la mondialisation politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mondialisation, c’est en effet l’intégration des pays entre eux, par l’abaissement du prix des transports, du coût des communications, des barrières douanières. Mais cette intégration signifie que nous sommes devenus interdépendants. Pour le dire très simplement : les décisions prises à Wall Street ont des conséquences sur la vie d’un paysan burkinabè.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc la mondialisation a besoin de politique, c'est-à-dire de démocratie participative : la retirer des griffes des seuls experts. C’est à cette condition que le principe gagnant/gagnant pourra l’emporter, alors qu’aujourd’hui c’est gagnant pour quelques uns et perdant pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ajoute que ceux qui me taxeraient d’irréalisme auraient la mémoire courte. Il y a bientôt deux siècles, un processus similaire se réalisait : la formation des Etats-nations. Comme aujourd’hui, les coûts de transport et de communication baissaient, et comme si cela en avait été la conséquence nécessaire, en Allemagne ou en Italie par exemple, les Etats-nations se créaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont permis de réguler le fonctionnement de l’économie pour la mettre au service des citoyens. Souvenons-nous des débuts du capitalisme industriel : l’exploitation du prolétariat et les dégâts sur l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui comme hier, les gouvernements peuvent faire fonctionner les marchés plus efficacement et en harmonie avec l’intérêt général. Ils doivent pour cela intervenir dans l’économie, pour protéger les travailleurs, pour protéger l’environnement, pour repartir les richesses entre le capital et le travail, assurer la confiance de tous les acteurs, pour garantir les dépenses importantes comme la santé, la recherche, l’innovation et l’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut remplacer la domination des marches sur les peuples par la primauté des gouvernements démocratiquement élus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, nous avons l’obligation de faire le bilan de la mondialisation telle qu’elle a été menée ces dernières années. A la fois dans chacun des pays mais aussi dans les instances internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Union européenne doit être à l’offensive pour proposer de nouvelles règles. Il y a là trop d’inertie et de lenteur. L’Internationale socialiste et le PSE peuvent trouver là, comme nous l’évoquions tout a l’heure avec George Papandreou lors d’une réunion de travail, un rôle d’aiguillon. Nous devons bousculer la lenteur de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car jamais le monde n’a eu autant besoin d’Europe et de ses valeurs de paix. Car le principal danger aujourd’hui dans cette guerre économique qui se profile, c’est la montée des violences, du chacun pour soi, du désespoir, du rejet de la politique, du gouffre entre les puissants et les politiques d’un cote, et du peuple de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous savons à quoi cela mène. A la montée des régimes totalitaires, à la montée de l’intégrisme, à la montée du terrorisme ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous faisons face à un grand danger. Ce danger, c’est celui de la peur. On fait peur aux gens, on leur dit : il n’y pas de solution, il faut sauver le système financier tel qu’il est, sinon tout va s’écrouler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réactionnaires ont toujours utilisé la peur des peuples. Les gens se replient sur eux-mêmes, les nationalismes se renforcent, la peur de l’autre s’exacerbe et c’est comme cela, ensuite, que naissent toutes les mauvaises réactions. Ce n’est pas comme cela qu’un système économique rétablit la confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est pourquoi je pense qu’il faut avoir le courage de continuer à dire que la mondialisation peut aussi porter un progrès de civilisation. Car si on tient un discours différent, si nous disons « La mondialisation, de toute façon c’est le démon », eh bien nous aurons une montée des nationalismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas, lorsque l’on est à gauche ou lorsque l’on est socialiste, renoncer à l’internationalisme, renoncer à équilibrer les pays riches et les pays pauvres, renoncer à la liberté de circulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne pourra dire que l’on ne savait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bougeons-nous pour que nos enfants et les générations qui viennent ne puissent pas dire : « mais comment, ils n’ont rien vu venir ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voyons les choses venir, nous savons comment faire, nous avons des principes, nous savons où sont nos valeurs, nous voulons l’émergence de ce monde meilleur, nous savons que l’économie doit être mise au service de l’humain et non pas le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet humain, c’est à la fois l’épanouissement des hommes et des femmes d’aujourd’hui, mais aussi celui des générations qui se lèvent et qui sont trop souvent frappées par le chômage dans des sociétés qui leurs sont fermées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles générations ont besoin de comprendre qu’elles ont le droit de choisir leur vie, d’assumer leur liberté, de fonder une famille à leur tour et de transmettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c’est ça, la politique. C ’est posséder la capacité de transmettre les valeurs auxquelles ont croit et celle de faire comprendre aux plus jeunes que l’effort scolaire a un sens et qu’au bout de l’effort scolaire, il y aura un métier. Et s’il y a un métier, il y aura un travail. Et s’il y a un travail, ce travail sera bien rémunéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque nous avons la chance d’avoir cette capacité de comprendre et cette capacité d’agir, nous avons impérativement le devoir de l’utiliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie de votre attention."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4871455829201607935-396186698362459761?l=espoiragauche.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://espoiragauche.blogspot.com/feeds/396186698362459761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4871455829201607935&amp;postID=396186698362459761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/396186698362459761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4871455829201607935/posts/default/396186698362459761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://espoiragauche.blogspot.com/2008/09/discours-dathnes-crise-financire-gauche.html' title='Discours d&apos;Athènes: Crise financière, Gauche et Mondialisation'/><author><name>FFE Motion E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07021496399716298423</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
