12/10/2008



Je signe la motion E, pour apporter tout mon soutien au PS !

Je signe la motion E pour les mêmes raisons qui m’ont fait adhérer au PS l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, début mai 2007. Parce qu’alors, il fallait apporter tout notre soutien au PS et à la candidate de tout le PS, Ségolène Royal. Avant, lors des élections, j’ai pratiquement toujours été abstentionniste. J’ai quitté la France en 1993 et je n’avais entendu parler de Ségolène Royal que de très loin. En 2006 et 2007, je n'ai pas supporté la manière dont les « éléphants » l’ont critiqué avec mauvaise foi, l’ont moqué sans vergogne, l’ont tourné au ridicule sans scrupules … Et tout cela, pourquoi ? Pour conserver leurs chances intactes pour 2012 !

J'ai pu m'identifier à Ségolène Royal, car j'ai vécu certaines choses qu'on lui a fait subir : les femmes sont toujours beaucoup plus observées que les hommes et nous n'avons aucun droit à l'erreur, ni aux enfants malades, d'ailleurs.

Elle est née à Dakar. Elle a vécu aussi plusieurs années en Martinique : c’est la seule qui parle vraiment de l'immigration, qui sache expliquer clairement que l’immigration est un des problèmes principaux de la société française Je me souviens d'une phrase, pendant sa campagne, disant que la France a contribué à mettre l'Afrique dans l’Etat où elle se trouve aujourd’hui. Il faudrait que nous nous penchions sérieusement sur les problèmes de ce continent, pendant qu’il en est encore temps. En 2007, de nombreux Français originaires d’Afrique ont appelé à voter Ségolène.

Pour finir, j'ajouterai que, pour tous ceux qui affirment que Ségolène Royal n'avait pas de programme en 2007, l 'aggiornamento est douloureux. Car il est un fait que, aujourd’hui, tout le monde recycle des éléments-clés de son programme à cette époque : penser l'après-pétrole, sortir de la logique d'assistance, déconcentrer l'économie, sublimer le métissage, renouveler les élites dirigeantes... Même les plus hostiles arrivent de moins en moins à le nier. Et c’est grâce à Ségolène Royal que la démocratie participative a de plus en plus de partisans.

Pour terminer, je ne supporte pas tous ces « ténors » qui ne peuvent s’empêcher d’envoyer des vacheries sur leurs camarades dès qu’il y a un micro et ou une caméra autour d’eux. Cela, ce n’est pas ni l’union, ni la gauche, ni le socialisme. C’est pour me battre contre cela et pour apporter tout mon soutien au PS, que je vais voter pour la Motion E.

Anna Guèye - La Haye

08/10/2008

Réussir le Congrès de Reims

Chères et chers camarades,

La campagne pour le Congrès de Reims est ouverte depuis le Conseil National du 23 septembre dernier. Les 21 contributions nationales présentées le 2 juillet se sont fondues dans 6 motions d’orientation, sur lesquelles les adhérents du Parti Socialiste seront appelés à se prononcer le 6 novembre prochain. J’ai choisi d’apporter mon soutien et ma signature à la motion «L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes», dont Gérard Collomb est le premier signataire. Cette motion résulte de la fusion des quatre contributions initiales de Gérard Collomb, Ségolène Royal, Gaëtan Gorce et Frédéric Léveillé.

Je souhaite ici expliquer les raisons de mon choix.Cette motion, sans doute n’y aurais-je pas contribué si je n’avais pas vécu de l’intérieur, comme responsable fédéral, le délabrement progressif et accablant du Parti Socialiste ces dernières années. Elle se fonde sur un constat cruel : l’esprit collectif qui fut si longtemps notre force, notre marque et notre fierté s’est perdu à force d’arrangements de court terme, de cacophonie savamment entretenue, de bal des égos et de synthèses politiques invertébrées. C’est peu dire que le courage politique a souvent manqué. La clarté aussi. Le Parti Socialiste est devenu inaudible. Cela fait longtemps qu’il ne travaille plus. Longtemps aussi qu’il n’écoute plus la société.

Tout débat dans le Parti est désormais associé à un enjeu de pouvoir, encourageant systématiquement la tactique au détriment du fond. Les sujets qui divisent sont prestement évacués et les petites différences artificiellement gonflées. Voilà plus de dix ans que n’a plus été réunie la moindre Convention Nationale ! Là où, sur le fond des politiques, il aurait fallu maintes fois foncer, prendre des risques, jouer la saine confrontation de nos idées, il ne fut question que de temporiser. Un an et demi ont passé depuis la défaite à l’élection présidentielle et la rénovation, la vraie, n’a toujours pas commencé. Car il n’y pas de rénovation qui vaille si, comme au printemps dernier, il est tout simplement dénié aux militants le droit de valider leurs propres amendements par le vote.

Voilà comment, prisonnier de ses errements, englué dans le non-dit, le Parti Socialiste n’a pas vu l’évolution récente du monde. Voilà pourquoi il campe sur une vision datée de la société, passant à côté de toutes les inégalités nouvelles que les scrutins ont pourtant mis en lumière et présentant de fait des propositions régulièrement décalées par rapport aux attentes des Français. Le Parti Socialiste est frileux. Rien ou presque sur le vieillissement de la population, la crise écologique, la financiarisation de l’économie ou l’avenir énergétique. Autant de sujets majeurs sur lesquels, pourtant, les Français nous attendent depuis longtemps et désespèrent de notre silence, au risque d’identifier François Bayrou et Olivier Besancenot comme la véritable opposition dans le pays.

Je ne me serais pas engagé derrière un texte qui ne soit ni réformiste, ni européen, ni fidèle aux valeurs du socialisme. Ce triptyque est ma boussole politique depuis toujours. Le réformisme, la volonté européenne, l’idéal socialiste, je les ai trouvés dans la motion «L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes». Parce que nous les y avons inscrits. Cette motion est le fruit d’un travail participatif, assis sur plus de 2000 contributions militantes préparées depuis le mois de mai. Signataires, nous n’en sommes pas les zélateurs passifs, mais les co-auteurs. C’est la force de la démocratie participative, cette méthode qui doit être développée au cœur du Parti Socialiste, à mesure qu’il s’ouvrira pour devenir le véritable reflet de la société française. Il faut associer en permanence les militants et les sympathisants à la réflexion du Parti. J’applaudis à la proposition de donner un droit d’interpellation et d’amendement aux associations et aux syndicats dans la phase préparatoire de nos Conventions et Congrès. Comme l’écrit la motion, à lui tout seul, le Parti Socialiste ne peut prétendre détenir toutes les réponses.

Il nous faut un Parti largement décentralisé, qui donne aux Fédérations le pouvoir d’animer les débats et de faire des propositions, qui deviendront celles du PS tout entier. C’est un pari sur l’intelligence, la responsabilité et l’engagement de chacun. Un Parti moderne, c’est un Parti qui vit, qui partage, qui propose au plus près des faits. Un Parti moderne, c’est aussi un Parti qui écoute sa base et qui, plus encore, sait la respecter. Plus jamais nous ne devrons revivre une saga telle celle, l’été dernier, des députés des Français de l’étranger, proposition issue des rangs de la FFE, reprise des années durant par les projets socialistes successifs et pourtant écartée en catimini par la direction du Parti Socialiste à la veille d’un vote essentiel au Parlement. Tout cela pour voir finalement, mobilisation de la FFE aidant, notre premier responsable national reconnaître l’erreur et exprimer ses regrets devant la Convention Fédérale quelques semaines après.

Je m’inscris dans le travail participatif qui conduit la motion à faire des propositions précises en matière de retraites, d’imposition, de pouvoir d’achat, d’environnement, de citoyenneté et de laïcité. Oui, par exemple, à l’unification des régimes de retraites sur la base de la réforme conduite en Suède. Oui à un autre calcul de la croissance, qui prenne en compte les dégâts du capitalisme sur le patrimoine écologique. Non à la privatisation d’EDF et d’Areva et oui à une taxe sur les profits de Total, qui finance un fonds « après pétrole », servant à subventionner le déploiement des énergies renouvelables et les transports publics propres. Oui à la suppression du paquet fiscal de Nicolas Sarkozy, dont le produit serait réparti entre la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l’augmentation du budget de la recherche et la baisse de la dette. Oui, aussi, à la suppression des niches fiscales, qui conduira à réduire les taux d’imposition pour tous les Français. Oui, enfin, à un service national civique obligatoire pour tous les jeunes au service des initiatives collectives à mener dans notre pays.

N’ayons pas peur de frapper fort. Lutter contre Nicolas Sarkozy, c’est condamner la paupérisation voulue du service public télévisuel consécutive à la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévision et les millions d’Euros ainsi garantis aux amis Bouygues, Bolloré, Lagardère et autres. Alors proclamons que la défense de la liberté des médias est une cause nationale et que tout groupe privé, quel qu’il soit, dès lors qu’il vit de la commande publique, ne pourra détenir plus de 25% dans les grands médias. C’est un enjeu majeur dans la vie démocratique. Je m’arrête là. Ecouter la société, faire vivre la démocratie militante, formuler des propositions courageuses, voilà ce qui me conduit à soutenir la motion «L’espoir à gauche, fier(e) d’être socialistes ». Puissent ces propositions faire leur chemin dans le débat et contribuer ainsi au texte final du Congrès de Reims. Car l’échange qui s’engage doit être constructif, sincère et toujours, toujours amical. Il ne doit y avoir aucune exclusive. Je salue les amis qui font un autre choix que le mien. Au-delà de ce Congrès, si nous avons la volonté collective de le réussir, c’est ensemble que nous remettrons le Parti Socialiste au travail, en situation de s’opposer à Nicolas Sarkozy et de gagner en 2012.

A nous tous de relever ce défi.

Sincères amitiés socialistes,

Pierre-Yves Le Borgn’

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E comme... Eradiquer l'abstentionnisme?

Bonjour,


Je signe la motion « E » pour les mêmes raisons qui font que j'ai adhéré au PS le vendredi précédant le 2nd tour de la présidentielle lorsque j'ai compris qu'elle perdait.

J'ai pratiquement toujours été abstentionniste.

Ayant quitté la France en 1993, je n’avais que très vaguement entendu parler de Ségolène Royal, ce qui fait que je crois que mon regard est plutôt "objectif" : je n'ai pas supporté la manière dont les media l'ont traitée et surtout je n'ai pas supporté que les éléphants aient préféré la faire perdre afin de garder leurs chances intactes en 2012 : (i) nous nous souvenons tous comment Laurent Fabius à réussi à inverser la tendance en une seule question lors des législatives (ii) ils auraient eu les ministères les plus importants, ce qui permet de servir notre pays me semble-t-il. Ces messieurs ont fait ce choix alors qu'ils savaient parfaitement ce que la présidence Sarkozy allait faire pour les plus faibles de la société.

J'ai pu m'identifier à elle, car j'ai vécu certaines choses qu'on lui a fait subir : les femmes sont toujours beaucoup plus scrutées que les hommes et nous n'avons aucun droit à l'erreur (ni aux enfants malades, d'ailleurs).

Et je l'ai écoutée, et non elle est loin d'être idiote, on n'arrive pas à ce niveau en étant idiote. Oui, elle s'exprime mal, mais cela se soigne. F. Mitterrand s'était bien fait faire raboter les incisives !
Je dirai aussi qu'étant noire, c'est la seule qui parle vraiment de l'immigration, qui dit que c'est le problème principal de la société française et je me souviens d'une phrase pendant la campagne qui disait que la France ayant contribuée à mettre l'Afrique dans cet état, il faudrait peut être que nous nous penchions sérieusement sur les problèmes de ce continent (j'avais même envoyé l'article a toutes mes connaissances d'origine africaine.

Je n’ai d’ailleurs pas été la seule à avoir le même réflexe : l’appel des Français originaires d’Afrique à voter Ségolène Royal : http://www.afrik. com/article11650 .html). Nos voix ne sont pas acquises de fait à la gauche.

Pour finir, j'ajouterai que pour tous ceux qui sont persuadés que Ségolène Royal n'avait pas de programme, l'aggiornamento est douloureux. Car il est un fait que tout le monde recycle des éléments-clés de son programme de 2007 : penser l'après-pétrole, sortir de la logique d'assistance, déconcentrer l'économie, sublimer le métissage, renouveler les élites dirigeantes. .. accumulation que même les plus hostiles arrivent de moins en moins à nier.

Toutes ces personnes qui présentent une motion ont un ego surdimensionné , sinon, comment pourraient-elle se mettre en avant et mettre en avant les idées de leurs équipes ?

Pour terminer, je ne supporte pas tous ces ténors qui ne peuvent s’empêcher d’envoyer des vacheries sur leurs camarades dès qu’il y a un micro et/ou une caméra.

Si nous avions un autre président, je serais restée abstentionniste.

Cordialement.

Anna Guèye - La Haye

06/10/2008

"donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires"

Chers camarades,

Je n’ai signé aucune contribution générale car aucune ne me satisfaisait complètement.
Apres lecture des motions qui sont proposées à nos votes, j’ai décidé de soutenir la motion E, présentée par Gérard Collomb.

J’estime que les femmes et les hommes qui la soutiennent représentent bien le renouvellement dont notre parti a besoin et j’ai été intéressé, sans vouloir pour le moment entrer dans les détails, par les propositions de cette motion sur la fiscalité, les propositions en faveur des PME et du numérique, et surtout la stratégie proposée pour ouvrir notre parti et en faire un parti de masse. Je suis aussi particulièrement sensible aux propositions d’attribuer des dotations plus importantes aux fédérations « pour leur permettre d’animer le parti dans de meilleures conditions » et surtout de « donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires, à l’image de ce qui s’est passé pendant la campagne présidentielle ». Etant membre du BF pendant la campagne, j’ai pu apprécier que cela nous avait rendus plus efficaces et j’ai confiance que, si notre fédération en a les moyens, elle saura bien se développer et s’améliorer et pourra, en retour, enrichir le parti de ses expériences.

Certains de mes camarades et amis me disent vouloir voter pour telle ou telle motion
pour soutenir un (e) candidat(e) ou même par rejet de la tête de liste d’une autre motion. C’est une stratégie tout à fait respectable. Que cela n’empêche personne cependant de lire les motions d’orientation pour pouvoir prendre sa décision en toute connaissance de cause. N’étant moi-même pas convaincu par les candidat(e)s déclarés ou supposés au poste de secrétaire national, il m’a été plus facile de choisir la motion avec laquelle je me sens le plus en phase.

Jean-Luc Wasse
Section du Kenya

05/10/2008

E comme... Elle : Samia Ghali !

"Je préfère arrêter la politique
plutôt que renier ce que je suis et d'où je viens."



Des quartiers nord de Marseille au Sénat, les combats de la "petite Samia Ghali"
LE MONDE 18.09.08 13h21 • Mis à jour le 18.09.08 20h57
MARSEILLE CORRESPONDANT


Salle des mariages de la mairie de Barbentane (Bouches-du-Rhône). En campagne dans une commune dirigée par la droite, face à une quinzaine de grands électeurs, Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général, présente sa liste : une élue communiste en deuxième position, puis un maire socialiste et, en quatrième place, avec de bonnes chances d'entrer au Sénat, "ma petite Samia Ghali".

Le chemin parcouru par cette mère de quatre enfants depuis les cités des quartiers nord de Marseille jusqu'aux marches du Sénat compte deux grands combats. Celui que Samia Ghali, 40 ans, a mené, dans les années 1980, contre "le fléau de la drogue", et son ascension au PS, dont elle a poussé la porte il y a vingt-cinq ans.

Elle parle de sa jeunesse comme d'un élément fondateur de son engagement, ce qui lui permet de "garder les pieds sur terre". Elevée par ses grands-parents, dans une très nombreuse famille de Berbères des Aurès, elle grandit à Bassens, cité pauvre de Marseille, en bordure de la voie ferrée.

"De l'autre côté, il y avait le pré de Marius et la ferme où on allait chercher du lait." Sa madeleine de Proust est aussi sa première révolte. Onze enfants de Bassens sont morts écrasés par un train avant que la cité ne soit isolée des rails.

A Campagne Lévêque, dans la barre d'immeuble où sa famille s'installe, Samia Ghali découvre les dégâts de la consommation d'héroïne. "J'ai vu des mères souffrir de cette sale époque. La police, à laquelle elles demandaient de l'aide, leur rétorquait : "Ça fait rien, ils se tuent entre eux, ça en fera moins." Ces mots-là, je les garderai toujours dans ma tête."

"SOUFFRANCE"

A l'invitation d'une professeure de français qui loue sa vivacité et son caractère revendicatif, la jeune femme adhère à la section socialiste du 15e arrondissement. "Je suis entrée en politique car j'avais le sentiment que les élus ne pourraient jamais comprendre les souffrances dont j'étais le témoin tous les jours."

Avec Patrick Mennucci, figure de la fédération socialiste, elle aide à reconstruire le PS dans ce fief communiste sur lequel déferle la vague du Front national. Elle entre dans une mutuelle de la galaxie socialiste, puis devient permanente de la fédération, avant d'être recrutée comme agent territorial au conseil régional. "Le PS, analyse-t-elle, ça a été des moments très sympas, mais aussi d'autres très durs, où j'ai pleuré." Samia Ghali n'est pas une héritière en politique, elle encaisse les coups, fait le dos rond durant ses traversées du désert. Fière de ne jamais mâcher ses mots face à de vieilles barbes locales, même lorsqu'il faut faire l'inventaire politique de Gaston Defferre qui, dit-elle, "n'est pas pour rien dans la fracture Nord-Sud de Marseille".

Tous les échelons sont gravis : conseillère d'arrondissement du maire (PCF) du 8e secteur, Guy Hermier, en 1995, conseillère municipale en 2001, vice-présidente du conseil régional en 2004. En mars, Jean-Noël Guérini crée la surprise : Samia Ghali sera sa première adjointe, en cas de victoire contre Jean-Claude Gaudin. "Il m'a choisie plus pour mon travail que pour mon appartenance. Il m'a vue grandir, évoluer."

Depuis le fauteuil de maire du 8e secteur (96 000 habitants), elle continue à sillonner ces quartiers qu'elle connaît bien, un jour à la rencontre d'un campement de gens du voyage, le lendemain à houspiller un bailleur social pour rétablir le chauffage dans un immeuble. Toujours avec la même pugnacité : "Je préfère arrêter la politique plutôt que renier ce que je suis et d'où je viens."

Luc Leroux
Article paru dans l'édition du 19.09.08

Le 6 novembre: un choix d'avenir


Chère et cher camarade,

Le 6 novembre nous allons faire un choix, un choix d'avenir.
Il décidera des orientations du Parti Socialiste et de son futur pour rénover, reconstruire à gauche dans le rassemblement et l'espoir.

Ce choix, celui de la motion E, nous voulons le partager avec le plus grand nombre : avant tout, c'est un choix collectif.

« L’espoir à gauche, fiers d’être socialistes »

Portée par Gérard Collomb et Ségolène Royal, mais aussi et surtout, par plus de 8000 militants, femmes et hommes, qui ont signé les contributions "Combattre et proposer" (Ségolène Royal), "La Ligne claire" (collectif), "Aux militants" (Gaëtan Gorce) et "Unité et refondation(s)" (Frédéric Léveillé).


Pourquoi choisir la motion E ?

§ E comme Equipe

La motion E, c’est d’abord une équipe rassemblée autour de ses convictions socialistes.
Une équipe appréciée et reconnue qui réunit des personnalités d'expérience comme Jean-Louis Bianco ou Yvette Roudy, des élus porteurs de projets, audacieux et prometteurs, comme Gérard Collomb, Michèle Delaunay, Manuel Valls, Ségolène Royal, Hélène Mandroux, Jean-Noël Guérini, Vincent Peillon, des jeunes comme Aurélie Filippetti, Delphine Batho, Najat Belkacem, Guillaume Garot et aussi tant d'autres militants déterminés à construire le Parti Socialiste de demain, où le débat démocratique aura toute sa place, où les décisions collectives seront respectées. Fort de ses réussites locales et régionales, piliers de la réussite nationale, le Parti Socialiste doit devenir le pivot de la gauche.

§ E comme Engagement

La motion E encourage l'engagement citoyen. La démocratie participative, déjà largement développée par nos élus dans les territoires, est un véritable antidote au populisme. Elle confirme le socialisme et la démocratie dans leur rôle historique de formation et d’émancipation. Elle restaure à chacun une part de pouvoir politique en donnant la parole à ceux qui ne l'ont jamais. Nous mettrons en œuvre nos engagements en matière de limitation du cumul des mandats, de parité hommes/femmes et de diversité d’origine de nos représentants et candidats.

§ E comme Ethique

Notre parti se doit de montrer l’exemple, modèle de d’élaboration collective mettant en oeuvre les meilleures pratiques de transparence, de gestion publique et de communication. Seule l’application de nos programmes nous permettra de gagner en crédibilité. La motion E propose de veiller à prohiber toute intervention du garde des Sceaux dans les dossiers judiciaires et à enfin donner aux étrangers non communautaires présents en France depuis cinq ans le droit de vote aux élections locales.


§ E comme Egales

La motion E milite pour une règle paritaire applicable dans toutes les instances nationales et fédérales. Elle veut favoriser la mise en place d'une société harmonieuse où chacun (femme et homme) aura sa place à égalité : en politique comme dans la vie professionnelle, dans la société, dans la famille.

§ E comme Ecologie

L’enjeu écologique est le levier d’un développement différent que la France et l'Europe doivent promouvoir et soutenir. L'Etat doit soutenir la recherche et toutes les initiatives destinées à répondre à l'urgence climatique, à rééquilibrer les échanges Nord-Sud, à impulser un développement respectueux de notre environnement et des générations futures.
La motion E propose la création d’un fonds « après-pétrole » financé par une taxe sur les compagnies pétrolières, avec comme objectifs la subvention des installations en énergie renouvelable, le financement des transports alternatifs propres, l'utilisation de nouveaux matériaux, la rénovation thermique des bâtiments, etc ….

§ E comme Economie solidaire

Oui à l’innovation ! Oui à l’économie sociale et solidaire ! Non à l’économie de rente ! L’urgence économique nous appelle à lutter contre la dérive spéculative par une régulation renforcée des institutions financières et des fonds d’investissement. Le financement de notre économie, de nos emplois, de nos logements, de nos retraites, est une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains des spéculateurs !
Entre autres mesures, la motion E propose la création d’une banque publique pour accompagner le développement des PME et le soutien à l’économie sociale et solidaire. Les aides publiques doivent favoriser la création nette d’emplois et lutter contre la précarité du travail.

§ E comme Efficacité de l’impôt

L’impôt est l’instrument essentiel de la solidarité. Il faudra mener en France une révolution fiscale pour rendre l’impôt plus juste. La motion E propose en particulier la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG en un impôt progressif. Elle propose aussi de supprimer les niches fiscales dont celles créées par le paquet fiscal.
Enfin, nous militons pour un rééquilibrage entre prélèvements sur le travail et sur le capital pour que les entreprises qui augmentent les salaires et créent des emplois paient moins de charges que celles qui refusent de le faire.


§ E comme Egalité devant la retraite

La retraite, c’est le patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine ! Notre Parti doit se battre pour garantir le système par répartition !
La motion E propose que la gauche milite pour un système « par points » - à cotisations égales, retraites égales - dans lequel chaque cotisant disposera d’un compte personnel sur lequel il accumulera des droits en fonction de ses cotisations. Ce système offre l’avantage que les salariés ne perdent rien, lorsqu’ils changent de statut. Par exemple, tous ceux qui travaillent quelques années à l’étranger pourraient continuer à gagner des droits à retraite, de la même façon que s’ils travaillaient dans l’Hexagone. Cette possibilité n’est offerte pour l’instant qu’à quelques expatriés.

§ E comme Education

L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation !
Elle est au cœur du projet socialiste ! De la crèche au doctorat, en passant par les lycées professionnels, les classes artistiques ou sportives, la formation permanente et professionnelle. L'éducation pour toute la société et tout au long de la vie demeure une priorité socialiste.
La motion E propose un service public de la petite enfance, la définition d’une norme d’élèves par classe, la revalorisation du statut de chercheur, et la création d’un capital de formation personnel, qui accompagne le salarié tout au long de sa vie active.

§ E comme Europe

La construction de l’Union Européenne est un beau projet, socialiste et social démocrate, gâché par des concessions entamant le projet politique pour la cause unique du marché commun.
Engagée dans son approfondissement, la motion E propose de travailler en priorité à l’adoption d’une directive qui protège les services publics des règles communes de la concurrence.
Elle propose une Europe des grands projets, capable de faire face aux défis industriels, énergétiques et écologiques, de promouvoir les idées de régulation économique et financière ainsi qu'un standard social optimal face au libéralisme dominant dans les politiques européennes. Pour défendre un projet de gauche en Europe, il nous faut renforcer les liens entre partis socialistes et sociaux démocrates de l’Union Européenne, nos partenaires du PSE et développer un réseau de militants européens, seul à même de mener la campagne commune qui permettra à la gauche de reprendre en mains les affaires de l'Europe.
Rendons aux citoyens la confiance dans cette aventure unique, la seule qui puisse nous rendre forts dans le contexte de mondialisation.


§ Enfin, E comme ESPOIR !

Redonner ESPOIR à gauche, aux millions de Français qui souffrent, en France et à l’étranger, mais aussi à tous ceux qui, partout, croient en la France solidaire, qui accueille, protège, aide, émancipe. Affirmer notre fierté d’être SOCIALISTES, voilà ce qui nous donne envie de voter, le 6 Novembre, pour la motion E.
"L'heure de nous-mêmes a sonné" disait Aimé Césaire. Plus nous serons nombreux à voter pour la motion E, plus forte sera la capacité du Parti Socialiste à porter haut nos valeurs de solidarité, de laïcité, de liberté, d’égalité, de fraternité.

Signataires : Baptiste Ast (Bruxelles), Valérie Battaglia (Belgrade), Celestin Bernet (Bruxelles), Sandrine Bertin (Bruxelles), Guillaume Bertrand (Montréal), Francine Bougeon-Maassen (Bruxelles), Martine Cabanne (Bruxelles), Jean-Daniel Chaoui (Madagascar), Peter ERHARDY (Stockholm), Joëlle Féral (Bulgarie), Nicole Fondeneige (Bruxelles), Annie Fratoni (Thailande), François Gault (Varsovie), Florence Gérard (Bruxelles), Jacques Gérard (Paris), Cecilia Gondard (Bruxelles), Anna Gueye (la Haye), Suzanne Haim (Costa Rica), André Hodebert (Montréal), Joël Lebret (Paris), Thierry LEBRUN (Belgrade), Axelle Lemaire (Londres), Hélène Le Moing (la Haye), Nicole Le Floc'h – Just (Casablanca), Sophie Masson-Belaidi (Bruxelles), Stéphane Menant (Luxembourg), Corinne Narassiguin (New York), Emmanuel Petel (Bruxelles), Anita Petersheim (Luxembourg), Fabrice Romans (Luxembourg), Marie-Claire Simon (Bruxelles), Beatrice Thomas (Bruxelles).

Adresse mail : espoiragauche@yahoo.fr

lien de téléchargement de la motion E : http://www.fiersdetresocialistes.org/